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COMMUNIQUE DU STADE
Août 2003
La sécurité au Stade de Genève
Le rendez-vous d'octobre

Responsable de la coordination du dicastère de la sécurité au Stade de Genève, l’ingénieur civil Claude Cuche tient des propos rassurants : « Nous devrions obtenir à la fin octobre le permis d’exploiter. Le coup de pouce de l’Etat avec un prêt de quatre millions nous permet de répondre à toutes les exigences et elles sont nombreuses ! ».

Un vrai casse tête au départ. Chaque canton a ses normes spécifiques. Et il faut de surcroît tenir compte des règles édictées par l’UEFA et la FIFA, tout en veillant à la bonne application des directives de l’ASF. Dès le lancement des travaux, Claude Cuche prend conscience de la complexité de sa tâche : « L’appareil administratif est effrayant. Tous les services de sécurité concernés sont répartis au sein de plusieurs départements. En outre, les pompiers dépendent d’administrations municipales… ».

L’envergure du projet, la multiplicité des usages incite l’Etat à demander la mise en œuvre d’un concept global de sécurité. Une première à Genève. Une commission interdépartementale sur les risques majeurs (CIRMA) est donc créée. Elle est placée sous la responsabilité d’un scientifique de renom, Jean-Claude Landry. Cet aréopage porte sa réflexion sur trois points : 1) identifier les dangers 2) calculer les risques 3) déterminer les mesures. Ces dernières sont de deux ordres : techniques (que faut-il améliorer dans la construction ?) et d’organisation.

Travers bien helvétique, le goût du perfectionnisme est un facteur perturbant. Tous les travaux, toutes les modifications suggérées ne sont pas inclus dans le planning. Ils sont le fruit d’une étude faite alors que le chantier est déjà engagé. Des problèmes de coût et délais surgissent donc dans les jours qui précèdent l’ouverture du Stade de Genève, fixée impérativement au dimanche 16 mars 2003. Pour pallier les inconvénients de travaux non terminés, la surveillance est renforcée avec l’appel à plus de pompiers et de stadiers. Et tout finalement se déroulera sans dommage.

« Il ne faut pas oublier qu’il s’agissait d’une exploitation nouvelle. Il était difficile de se baser sur l’expérience des Bâlois dont le stade n’a été ouvert que deux ans auparavant. Il nous fallait donc faire nos propres expériences. » précise notre interlocuteur. Homme de dialogue, il se félicite de la bonne volonté apportée finalement par toutes les parties concernées. Ainsi, les CFF ont écarté tout danger potentiel. Aucun wagon à marchandise ne stationne sur les voies dans un rayon de 200 mètres lors des matchs. Pour sa part, la police apporte un soutien logistique précieux avec son concept d’évaluation des risques de hooliganisme.

« La sécurité commence par une bonne visibilité » affirme Christian Griffault, l’un des concepteurs du Stade de France à Paris. Or cette condition est parfaitement remplie au Stade de Genève. Elle est même l’une des grandes réussites de l’ouvrage avec les vomitoires qui assurent une évacuation rapide du public après les matches. Il ne reste que des points de détails à corriger afin de tendre vers une sécurité maximale. Des portillons d’accès pour les pompiers vont être aménagés juste derrière les buts, espace grillagé, afin de faciliter une intervention rapide lors des feux de fumigènes ou de pétards.

13 août 2003 / Jacques DUCRET


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