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NEWS de Jacques Ducret
Septembre 2002
Des mécènes font la force du football alémanique

Longtemps, les clubs romands tinrent le haut du pavé dans le petit monde du football helvétique. Hélas, Gilbert Facchinetti à Neuchâtel, André Luisier à Sion, Paul-Annik Weiller à Genève appartenaient à une race de mécènes en voie de disparition, du moins de ce côté ci de la Sarine. En Suisse alémanique, il en va tout autrement. Gigi Oeri à Bâle, Sven Hotz au FC Zurich, Rainer E. Gut aux Grasshoppers et Bruno Marazzi à Berne se donnent les moyens de leurs ambitions. Sans leur apport personnel, le championnat de LNA se trouverait singulièrement appauvri.

La construction du Parc Saint-Jacques a certes magnifiquement servi les intérêts du FC Bâle. La ferveur du public rhénan est unique en Suisse mais elle ne revêtirait pas une telle intensité sans le rôle tenu par une représentante de la dynastie d'une des grandes familles de l'industrie pharmaceutique. Petit bout de femme à la vitalité débordante, Gigi Oeri a largement puisé dans sa fortune personnelle afin que Christian Gross dispose d'une équipe compétitive au plus haut niveau. La tâche était double. Non seulement, il s'agissait de se renforcer, comme en témoignent les engagements de Rossi, Esposito et Haas, mais surtout il fallait à tout prix empêcher le départ d'un Murat Yakin, lequel était sollicité par Celta Vigo mais aussi de Chipperfield que convoitaient plusieurs clubs français.

Il faut savoir que le FC Bâle doit impérativement dépasser la barre des vingt mille entrées, à chaque match "at home", s'il ne veut pas perdre de l'argent. Le contrat qui le lie au "Basel United Stadion-Management AG" est draconien. Le "FCB" doit donc entretenir la ferveur populaire, faute de quoi il met en péril son équilibre budgétaire. Le club est constamment sur le fil du rasoir.
Le départ de son président René C. Jäggi s'explique mieux dans ce contexte. Six années d'efforts intensifs et fructueux ont trouvé leur récompense sur le plan purement sportif avec un doublé coupe et championnat et une qualification pour la "Champions League". Mais cette incontestable réussite présidentielle a un prix.
Accaparé par une tâche exercée bénévolement, il n'eut guère le temps de se consacrer à ses propres affaires. La solution idéale aurait été qu'il soit rémunéré par le club, comme c'est par exemple le cas aux Grasshoppers pour Peter Widmer. Cet avocat est mandaté par le trio de banquiers, Rainer E. Gut, Fritz Gerber et Uli Albers. La situation était claire dès le départ. Au FC Bâle, il était difficile d'envisager un changement de statut sans affaiblir l'autorité du "big boss". René C. Jäggi a choisi de partir en beauté, de répondre à l'offre du FC Kaiserslautern où ses qualités de gestionnaire seront rétribuées à leur juste prix.

Le FC Bâle, les Grasshoppers, le FC Zurich et les Young Boys donnent le ton outre-Sarine. Ils bénéficient d'un mécenat que leur envient le FC Aarau et le FC Saint-Gall. Il y a dix ans, le FC Aarau effectuait la course en tête avant d'être sacré champion suisse en juin 1993. Aujourd'hui, les Argoviens sont à la traîne. Ils reportent tous leurs espoirs dans la construction d'un nouveau stade, le "Mittelland Park". Un projet qui a l'assentiment des autorités locales. Champion suisse en 2000, le FC Saint-Gall attend beaucoup de son changement d'installation, prévu fin 2004, début 2005. Comme à Genève, Jelmoli AG est partie prenante.

jd
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