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La victoire suisse
à Dublin, la défaite italienne à
Cardiff, le quasi naufrage de l'Angleterre à Southampton
face à la Macédoine, le départ en
fanfare des "Tricolores" auront marqué
les esprits lors de la troisième journée
de la phase éliminatoire de l'Euro 2004. Avant
que les choses sérieuses ne reprennent au printemps
prochain, pour l'ensemble des cinquante participants,
un premier bilan s'impose.
Tenante du titre, la France a retrouvé sa verve
offensive d'antan. Les onze buts marqués en trois
rencontres contrastent évidemment avec la désolante
stérilité affichée lors de ses trois
matches malheureux au Mondial 2002. Certes, l'opposition
était plus relevée en Corée avec
le Sénégal, l'Uruguay et le Danemark. Mais
au contraire de Roger Lemerre, Jacques Santini a le mérite
d'exploiter à plein le formidable potentiel des
deux "Gunners", Wiltord et Henry. La confiance
témoignée à Marlet, autre dévoreur
d'espace, a enrichi encore la panoplie offensive des "bleus".
Lorsqu'ils affronteront la Suisse, en août prochain,
les champions d'Europe en titre auront certainement leur
qualification en poche dans ce groupe 1 où la Slovénie
déçoit.
Le "Maradona des Carpathes" n'a pas de successeur
en Roumanie. La retraite de Gheorghe Hagi se fait cruellement
sentir. La défaite concédée à
Bucarest devant la Norvège (1-0) fait le jeu du
Danemark dans le groupe 2. Grand absent de la récente
Coupe du Monde, la Hollande revient en force. Elle fut
impressionnante d'autorité et d'aisance au Prater
de Vienne. En moins d'une demi-heure, l'Autriche se retrouva
menée 3-0. Un retard qu'elle ne parvint pas à
réduire au grand désespoir du bouillant
sélectionneur Johann Krankl, lequel est moins bien
loti que Köbi Kuhn.
Au contraire du groupe 3, où la République
tchèque et la Hollande figurent parmi les meilleures
formations européennes du moment, le groupe 4 n'éblouit
personne.
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Battue chez elle
par la Lettonie, la Pologne est encore sous le choc de
sa piètre tenue au Mondial 2002. La Suède
a également pris un départ laborieux. La
Hongrie, qui ne compte aucun joueur de renom, est un leader
inattendu.
"Il n'y a plus de petite équipe". A Hanovre,
les amateurs des îles Feroé ont failli jouer
un tour pendable aux vice-champions du monde. Au lieu
d'une victoire fleuve, l'Allemagne s'est imposée
par un petit d'écart seulement (2-1). Cet avertissement
sans frais décuplera la v igilance du coach Rudi
Völler. Dans le groupe 6, l'Espagne a assuré
l'essentiel dès son premier match en s'imposant
à Athènes. Elle franchira un pas décisif
si elle réédite ce type de performance le
29 mars 2003 à Kiev contre l'Ukraine.
Tenue en échec à Vaduz (1-1) par une sélection
du Liechtenstein, formée essentiellement par des
joueurs évoluant en LNB helvétique, la Macédoine
a récidivé en Angleterre (2-2) après
avoir mené deux fois à la marque ! Le jeu
mièvre des Anglais, qui contraste avec l'agressivité
de leurs supporters, sert les intérêts des
Turcs, solidement positionnés en tête du
groupe 7. L'ancien servettien Martin Petrov et ses camarades
bulgares ont déjà terrassé les deux
favoris du groupe 8, la Belgique et la Croatie.
La "Squadra Azzurra" ne peut pas se cacher cette
fois derrière des erreurs d'arbitrage pour excuser
ses contre-performances. La défaite à Cardiff
contre des Gallois de valeur modeste a porté un
coup terrible à la réputation de Giovanni
Trapattoni. Les problèmes de l'Italie font le jeu
de la Yougoslavie. La Suisse vire en tête dans le
groupe 10. Une bonne nouvelle pour le Stade de Genève.
Que ce soit dans le cadre de l'Euro 2004 ou celui de rencontres
amicales, la venue de la sélection helvétique
à La Praille sera à coup sûr un succès
populaire.
jd |