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NEWSde Jacques Ducret
Novembre 2002
FC BALE : La clef du succès

Le rapprochement s'imposait de lui-même aux yeux des invités à l'inauguration du Centre de La Praille. Venus en force, les joueurs servettiens, de l'équipe première et de celle des M21, rappelaient par leur présence la proximité du Stade de Genève. Dans quatre mois, son ouverture donnera lieu elle aussi à une cérémonie officielle. Il faut espérer qu'elle connaisse la même réussite et qu'elle suscite le même émerveillement.

Chef d'oeuvre architectural, le nouveau stade est le prolongement naturel d'un centre commercial qui met l'accent sur les loisirs. Directeur de Jelmoli, président La Praille SA mais aussi vice-président du conseil d'administration du Servette FC, Alain Rolland personnifie pleinement les liens qui unissent les deux réalisations. Ceux-ci ne sont pas uniquement économiques. Gérer un club de football comme une entreprise demeure un voeu pieux. Si le PDG de La Praille SA s'appuie sur des données parfaitement maîtrisables pour prévoir un chiffre d'affaires de 180 millions en 2003, en revanche, il se gardera bien de toute prévision précise en matière de "foot". Le facteur chance est important, déroutant. Ainsi le soir où s'allumaient les lampions à La Praille, ce sont des paillettes d'or qui ruisselaient au Parc Saint-Jacques. Jusqu'au coup de sifflet final, les Bâlois ont tremblé face à Liverpool FC. Les ultimes assauts des "Reds", ces furieuses mêlées devant la cage rhénane, auraient pu mal tourner. Neuf millions et demi, soit le prix de la qualification dans la deuxième phase de la "Champions League", se jouèrent sur un coup de dé.
En se hissant dans le groupe des seize meilleures formations du Vieux Continent, le FC Bâle a réussi une ascension prodigieuse. Celle-ci doit beaucoup à la construction de son nouveau stade. Depuis son ouverture en mars 2001, l'équipe a pris une autre dimension. Imbattable sur sa pelouse, elle assurait une quatrième place au terme du championnat 2000/2001. L'engagement de l'Argentin Christian Gimenez, le buteur du FC Lugano, décuplait ses ambitions. Au printemps 2002, le FC Bâle fêtait un doublé Coupe et championnat. Six mois plus tard, il ne se contente plus de cette suprématie nationale. Sa percée au niveau européen est du jamais vu en Suisse.

Deux hommes ont été les grands artisans de cette phénoménale réussite : René C. Jäggi et Christian Gross. Le président et l'entraîneur ont fait preuve d'un très haut professionnalisme en matière de gestion sportive. En donnant le plus clair de son temps au club, le président rhénan en vint à négliger ses propres affaires. Paradoxalement, pour redresser sa propre situation financière, il n'a pas eu d'autre choix que d'accepter un poste rémunéré de manager directeur au FC Kaiserslautern. Son cas illustre bien toute la difficulté posée. Aux côtés de l'entraîneur, il faut un président disponible à cent pour cent ou un manager à la compétence indiscutée. Au FC Bâle, le départ de René C. Jäggi a été compensé par l'engagement de Roger Hegi. Juriste mais aussi ex-entraîneur de LNA, il est le premier interlocuteur de Christian Gross. Ils sont sur un plan d'égalité en matière de connaissance technique. Cet équilibre évite tout dérapage.

jd
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