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Le rapprochement
s'imposait de lui-même aux yeux des invités
à l'inauguration du Centre de La Praille. Venus
en force, les joueurs servettiens, de l'équipe
première et de celle des M21, rappelaient par leur
présence la proximité du Stade de Genève.
Dans quatre mois, son ouverture donnera lieu elle aussi
à une cérémonie officielle. Il faut
espérer qu'elle connaisse la même réussite
et qu'elle suscite le même émerveillement.
Chef d'oeuvre architectural, le nouveau stade est le prolongement
naturel d'un centre commercial qui met l'accent sur les
loisirs. Directeur de Jelmoli, président La Praille
SA mais aussi vice-président du conseil d'administration
du Servette FC, Alain Rolland personnifie pleinement les
liens qui unissent les deux réalisations. Ceux-ci
ne sont pas uniquement économiques. Gérer
un club de football comme une entreprise demeure un voeu
pieux. Si le PDG de La Praille SA s'appuie sur des données
parfaitement maîtrisables pour prévoir un
chiffre d'affaires de 180 millions en 2003, en revanche,
il se gardera bien de toute prévision précise
en matière de "foot". Le facteur chance
est important, déroutant. Ainsi le soir où
s'allumaient les lampions à La Praille, ce sont
des paillettes d'or qui ruisselaient au Parc Saint-Jacques.
Jusqu'au coup de sifflet final, les Bâlois ont tremblé
face à Liverpool FC. Les ultimes assauts des "Reds",
ces furieuses mêlées devant la cage rhénane,
auraient pu mal tourner. Neuf millions et demi, soit le
prix de la qualification dans la deuxième phase
de la "Champions League", se jouèrent
sur un coup de dé. |
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En se hissant
dans le groupe des seize meilleures formations du Vieux
Continent, le FC Bâle a réussi une ascension
prodigieuse. Celle-ci doit beaucoup à la construction
de son nouveau stade. Depuis son ouverture en mars 2001,
l'équipe a pris une autre dimension. Imbattable
sur sa pelouse, elle assurait une quatrième place
au terme du championnat 2000/2001. L'engagement de l'Argentin
Christian Gimenez, le buteur du FC Lugano, décuplait
ses ambitions. Au printemps 2002, le FC Bâle fêtait
un doublé Coupe et championnat. Six mois plus tard,
il ne se contente plus de cette suprématie nationale.
Sa percée au niveau européen est du jamais
vu en Suisse.
Deux hommes ont été les grands artisans
de cette phénoménale réussite : René
C. Jäggi et Christian Gross. Le président
et l'entraîneur ont fait preuve d'un très
haut professionnalisme en matière de gestion sportive.
En donnant le plus clair de son temps au club, le président
rhénan en vint à négliger ses propres
affaires. Paradoxalement, pour redresser sa propre situation
financière, il n'a pas eu d'autre choix que d'accepter
un poste rémunéré de manager directeur
au FC Kaiserslautern. Son cas illustre bien toute la difficulté
posée. Aux côtés de l'entraîneur,
il faut un président disponible à cent pour
cent ou un manager à la compétence indiscutée.
Au FC Bâle, le départ de René C. Jäggi
a été compensé par l'engagement de
Roger Hegi. Juriste mais aussi ex-entraîneur de
LNA, il est le premier interlocuteur de Christian Gross.
Ils sont sur un plan d'égalité en matière
de connaissance technique. Cet équilibre évite
tout dérapage.
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