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NEWS de Jacques Ducret
Février 2003
Menaces sur les équipes nationales

Elles se révèlent longues, difficiles, les tractations menées par l’ASF afin de conclure deux matches cette année contre l’Italie (30 avril) et la France (19 août), au Stade de Genève. Cette gestation laborieuse est révélatrice d’un profond changement dans les relations internationales. Il est loin le temps où la Suisse renflouait ses finances en multipliant les rencontres amicales avec ses prestigieux voisins. Aujourd’hui, l’âpreté des négociations ne laisse guère de liberté de manœuvre aux dirigeants helvétiques. Ils doivent se soumettre à des conditions draconiennes, surtout en matière de droit de télévision.

La pression ne vient pas directement de la FFF et de la FIGC. Ni le président Claude Simonet ni son homologue italien Franco Carraro ne veulent la mort du pêcheur. Mais ils doivent composer avec les exigences de leurs clubs d’élite. Ceux-ci marquent de plus en plus de réticence à libérer leurs joueurs. Le dernier coup de force du G14 illustre bien le malaise. Ce groupement des grands clubs européens, réuni à Madrid en ce début de février, réclame à la FIFA la mise en place d’un système d’indemnisation. Il entend ainsi compenser l’absence forcée de ses internationaux. Certains pays, à commencer par la Suisse, versent déjà des indemnités. Mais leur montant est sans commune mesure à ce que réclame le G14. Le secrétaire général de l’ASF, Peter Gilliéron, s’en rendra vite compte. Quatre Suisses ont pour employeur des membres de la G14. L’appellation prête à confusion. A la vérité, ce cénacle regroupe non 14 mais 18 clubs : Real Madrid, FC Barcelone, Valence CF, AC Milan, Juventus FC, Inter Milan, Liverpool FC, Manchester United, Arsenal, Bayern Münich, Borussia Dortmund, Bayer Leverkusen, Olympique Marseille, Olympique Lyonnais, Paris Saint-Germain, Ajax Amsterdam, PSV Eindhoven et FC Porto.

Stéphane Henchoz (Liverpool FC), Johann Vogel (PSV Eindhoven), Patrick Muller (Olympique Lyonnais) et Fabien Celestini (Olympique Marseille) appartiennent aux cadres de l’équipe nationale. Philippe Senderos (Arsenal) pourrait les rejoindre à l’automne. D’autres sélectionnés helvétiques, à commencer par Hakan Yakin, auront peut-être l’honneur et le privilège de porter, la saison prochaine, les couleurs de l’un des membres de ce cercle très fermé.

La libéralisation sans frein écrase les plus fragiles économiquement et crée des situations ubuesques. En Allemagne, aucune réglementation ne s’oppose à l’afflux massif de mercenaires. Cet « envahissement » est ressenti à tous les niveaux. Comme en Suisse Romande, on recourt parfois à des palliatifs dérisoires. Lanterne rouge en D3, SC Dresde a cherché son salut au Portugal. Ancien de Benfica, José Morais est le nouvel entraîneur. Il a amené dans ses bagages une demi-douzaine de ses compatriotes. Ceux-ci seront-ils suffisamment costauds physiquement et psychiquement pour ne pas décevoir le dernier carré de supporters d’un club au passé glorieux ? Autrefois, Dynamo Dresde, comme toutes les grandes formations de l’Allemagne de l’Est, privilégiait la formation, brillait en coupes européennes sans aucun apport étranger. Douze ans après la réunification, Dresde, à l’exemple de bien d’autres villes de la défunte RDA, est rayé de la carte du football d’élite germanique.

jd




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