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NEWS de Jacques Ducret
Février 2003
De Köbi Kuhn à Jacques Santini

Après avoir frôlé le pire à sa prise de pouvoir en 2001, Köbi Kuhn a magistralement retourné la situation à la tête de l’équipe nationale. Dix ans après Roy Hodgson, il hisse la sélection helvétique au niveau des meilleurs. En 1993, l’Anglais s’appuyait tout à la fois sur une discipline tactique sans faille et sur l’émergence d’une volée de jeunes attaquants talentueux (Chapuisat, Turkyilmaz, Knup, Grassi) pour s’ouvrir les portes de la Coupe du Monde aux USA. A l’époque, aucun club de Ligue Nationale n’avait les moyens de briller en coupes européennes. Le FC Bâle croupissait en LNB, c’est dire !

Aujourd’hui, Kuhn tire un heureux parti de l’avènement des Rhénans. Il reprend à son compte la formule du « trident » imaginée par Christian Gross : Hakan Yakin en soutien des deux avants de pointe. Sous le maillot à croix blanche, Stéphane Chapuisat et Alex Frei endossent les rôles tenus par les Argentins Hernan Rossi et Christian Gimenez à Saint-Jacques. La formule fait merveille. Elle insuffle au compartiment offensif cette force de percussion qui lui avait cruellement manqué sous les règnes successifs de Gilbert Gress et d’Enzo Trossero. Esquissée contre la Géorgie à Bâle, la réussite du système fut patente à Dublin face à l’Eire avant de trouver une confirmation éclatante en Slovénie.

Le jour où les Suisses passaient cinq buts aux Slovènes (5-1), les « tricolores » trébuchaient devant les Tchèques à Paris (0-2) sous le regard d’Arsène Wenger. Le coach d’Arsenal entretient des rapports difficiles avec le président de la Fédération française de football, Claude Simonet. Grand pourvoyeur de l’équipe nationale, Wenger n’a cessé de s’élever contre la prolifération des matches amicaux et surtout des rencontres de prestige de la France aux quatre coins de la Planète.
Secrètement, il nourrit un autre grief : son quatuor d’internationaux – Robert Pires, Patrick Vieira, Thierry Henry, Sylvain Wiltord – n’est pas utilisé en sélection au mieux de sa valeur.

Plus ouvert que son prédécesseur Roger Lemerre, Jacques Santini ne peut néanmoins répondre aux exigences légitimes des « Gunners » sans remettre en cause les privilèges de Zinedine Zidane. Inspirateur génial du jeu des « tricolores », le mercenaire du Real Madrid est un électron libre dans un système différent de celui du 4-4-2 appliqué par les Londoniens. Au mieux de sa forme, « Zizou » justifie toutes les entorses aux règles d’une parfaite ordonnance collective. Mais lorsque sa motivation est défaillante ou ses jambes un peu lourdes, des lézardes apparaissent dans le bloc français. Certes, il n’y a pas péril en la demeure. Les adversaires des tenants du titre, dans la phase éliminatoire de l’Euro 2004, à commencer par la Slovénie, ne sont pas de taille. La tentation est grande de repousser à plus tard le règlement d’un problème embarrassant mais qu’il faudra bien résoudre avant l’ouverture du tour final au Portugal.

C’est le lot de tous les responsables d’une équipe nationale d’être confrontés à des choix délicats. Köbi Kuhn n’échappe pas à cette règle (exemple : Vogel ou Celestini ?). Mais au contraire de son homologue de l’Hexagone, il demeure ferme sur l’essentiel : la cohérence de ses choix tactiques.

jd




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