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Face à
la Suisse de Köbi Kuhn, Giovanni Trapattoni sera
bien aux commandes de la « Squadra Azzurra »
au Stade de Genève le mercredi 30 avril (coup denvoi
à 20h.45). Déjà fortement contesté
au retour de la Coupe du Monde 2002, il létait
encore davantage en octobre après le nul concédé
contre la Yougoslavie à Naples (1-1) et la défaite
essuyée à Cardiff (2-1) face au Pays de
Galles en éliminatoires de lEuro 2004. Le
« Trap » jouait sa tête contre la Finlande
à Palerme, ce dernier week-end de mars. Or non
seulement, lItalie a renoué avec la victoire
(2-0) mais elle a affiché une verve offensive quon
ne lui connaissait plus.
Oublié le cauchemar de Daejon en juin, la défaite
devant la Corée en huitième de finale (2-1),
les vexations de larbitre Moreno. Aux dépens
dune formation finnoise toujours difficile à
manuvrer, les Transalpins ont non seulement engrangé
les trois points mais ils ont ajouté la manière
au résultat. Avant la rencontre, la presse transalpine
avait accueilli avec un brin de scepticisme la profession
de foi du « Trap ». Il puisait son inspiration,
affirmait-il, dans la philosophie de jeu du Real Madrid.
Il adopterait le même dispositif tactique que les
Madrilènes. Cette déclaration était
pour le moins surprenante de la part dun technicien
connu surtout pour ses options défensives. Or il
a tenu parole. Sous la baguette dun Totti au sommet
de son art, lItalie transporta denthousiasme
les 40.000 spectateurs de « La Favorita »,
le stade de la cité sicilienne. A la 6e minute
déjà, le stratège de lAS Roma
sengouffrait dans les « seize mètres
» adverses après un échange avec Delvecchio,
puis, altruiste, il donnait sur un plateau à Vieri
la balle du premier but. Dès cet instant, la partie
était gagnée. Les stars du « calcio
» démontraient avec éclat que virtuosité
rime avec solidarité. |
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Sur un mouvement
de rupture classique, Delvecchio et Totti étaient
à nouveau associés pour offrir à
Vieri la possibilité de réussir un doublé
à la 23e minute. Après ce départ
en fanfare, les « Azzurri » relâchaient
leur pression mais ils ne permettaient pas aux Finlandais
de revenir dans la partie. Certes, leur gardien Buffon
avait loccasion de se distinguer à plusieurs
reprises mais Totti poursuivait son récital. Un
tir sur les montants, un penalty refusé par larbitre
illustrait la verve du beau Francesco. A la 87e minute,
il était lobjet dune « standing
ovation » à sa sortie du terrain. Trapattoni
triomphait. Ses propos davant match navaient
pas été des paroles creuses. A Palerme,
son football ressembla effectivement à celui du
Real. Jamais Totti nétait apparu aussi proche
de Zidane.
Au Stade de Genève, lItalie se gardera bien
daborder de façon désinvolte son match
amical contre la Suisse. Elle na pas encore en poche
son billet pour le Portugal. A mi-parcours dans le groupe
9, elle accuse cinq points de retard sur le Pays de Galles.
Trapattoni avait succédé à Dino Zoff
au poste de commissaire technique après lEuro
2000. Sil veut participer à celui de 2004,
il lui faut préparer avec un soin extrême
la prochaine échéance, le rendez-vous de
Helsinki, le 11 juin.
jd
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