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LA CHRONIQUE de Jacques Ducret
Mars 2003
L'Italie promet du spectacle au Stade de Genève

Face à la Suisse de Köbi Kuhn, Giovanni Trapattoni sera bien aux commandes de la « Squadra Azzurra » au Stade de Genève le mercredi 30 avril (coup d’envoi à 20h.45). Déjà fortement contesté au retour de la Coupe du Monde 2002, il l’était encore davantage en octobre après le nul concédé contre la Yougoslavie à Naples (1-1) et la défaite essuyée à Cardiff (2-1) face au Pays de Galles en éliminatoires de l’Euro 2004. Le « Trap » jouait sa tête contre la Finlande à Palerme, ce dernier week-end de mars. Or non seulement, l’Italie a renoué avec la victoire (2-0) mais elle a affiché une verve offensive qu’on ne lui connaissait plus.

Oublié le cauchemar de Daejon en juin, la défaite devant la Corée en huitième de finale (2-1), les vexations de l’arbitre Moreno. Aux dépens d’une formation finnoise toujours difficile à manœuvrer, les Transalpins ont non seulement engrangé les trois points mais ils ont ajouté la manière au résultat. Avant la rencontre, la presse transalpine avait accueilli avec un brin de scepticisme la profession de foi du « Trap ». Il puisait son inspiration, affirmait-il, dans la philosophie de jeu du Real Madrid. Il adopterait le même dispositif tactique que les Madrilènes. Cette déclaration était pour le moins surprenante de la part d’un technicien connu surtout pour ses options défensives. Or il a tenu parole. Sous la baguette d’un Totti au sommet de son art, l’Italie transporta d’enthousiasme les 40.000 spectateurs de « La Favorita », le stade de la cité sicilienne. A la 6e minute déjà, le stratège de l’AS Roma s’engouffrait dans les « seize mètres » adverses après un échange avec Delvecchio, puis, altruiste, il donnait sur un plateau à Vieri la balle du premier but. Dès cet instant, la partie était gagnée. Les stars du « calcio » démontraient avec éclat que virtuosité rime avec solidarité.
Sur un mouvement de rupture classique, Delvecchio et Totti étaient à nouveau associés pour offrir à Vieri la possibilité de réussir un doublé à la 23e minute. Après ce départ en fanfare, les « Azzurri » relâchaient leur pression mais ils ne permettaient pas aux Finlandais de revenir dans la partie. Certes, leur gardien Buffon avait l’occasion de se distinguer à plusieurs reprises mais Totti poursuivait son récital. Un tir sur les montants, un penalty refusé par l’arbitre illustrait la verve du beau Francesco. A la 87e minute, il était l’objet d’une « standing ovation » à sa sortie du terrain. Trapattoni triomphait. Ses propos d’avant match n’avaient pas été des paroles creuses. A Palerme, son football ressembla effectivement à celui du Real. Jamais Totti n’était apparu aussi proche de Zidane.

Au Stade de Genève, l’Italie se gardera bien d’aborder de façon désinvolte son match amical contre la Suisse. Elle n’a pas encore en poche son billet pour le Portugal. A mi-parcours dans le groupe 9, elle accuse cinq points de retard sur le Pays de Galles. Trapattoni avait succédé à Dino Zoff au poste de commissaire technique après l’Euro 2000. S’il veut participer à celui de 2004, il lui faut préparer avec un soin extrême la prochaine échéance, le rendez-vous de Helsinki, le 11 juin.

jd


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