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LAlbanie
nest plus ce bastion avancé de la Chine maoïste
du bloc communiste de lEurope de lEst. Elu
démocratiquement, son président Alfred Moisiu
la engagée sur la voie de la stabilité.
Ce processus ne va pas sans heurt. Les bouleversements
survenus après la chute du régime dictatorial
dEnver Hoxha en 1990 se firent sentir dans tous
les secteurs. Le sport ne fut pas épargné.
Lexode massif des meilleurs footballeurs eut des
répercussions fâcheuses sur le rendement
de la sélection nationale. Depuis peu, le redressement
est sensible. LAlbanie retrouve dans le concert
européen la place honorable qui était la
sienne autrefois. En 1965, elle poussait la Suisse dans
ses derniers retranchements au stade des Charmilles en
match éliminatoire de la Coupe du Monde. Vainqueurs
1-0 après avoir souvent été dominés,
les Helvètes étaient sifflés à
la sortie par le public genevois. Deux ans plus tard,
les Albanais créaient une véritable sensation
en tenant tête à lAllemagne, à
Tirana (0-0). |
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Trente-cinq ans
ont passé, lAlbanie, petit pays de trois
millions habitants, joue à nouveau dans la cour
des grands. Na-t-elle pas battu la Russie (3-1)
en mars dernier ?
Sous la direction de son coach allemand Hans-Peter Briegel,
des joueurs de valeur constituent la grande force de la
sélection albanaise, à limage du demi
Edwin Murati, qui porta les couleurs du PSG, et de lavant-centre
de Brescia, limposant Igli Tare (1m.91/90kg.). Invaincus
chez eux dans le groupe 10 de lEuro 2004, après
avoir reçu la Suisse, la Russie et lEire,
les footballeurs balkaniques doivent encore faire la preuve
de leur force à lextérieur. Le rendez-vous
est pris au Stade de Genève le mercredi 11 juin
2003.
jd
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