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LA CHRONIQUE de Jacques Ducret
Septembre 2003
Pourquoi trente mille places au Stade de Genève?

« Pourquoi un stade à trente mille places assises ? ». Assénée, martelée par les opposants de tout poil, cette question qui se voulait provocatrice se retourne déjà contre leurs auteurs. Après le succès populaire rencontré lors des trois matches internationaux organisés au cours des six premiers mois d’exploitation du Stade de Genève, la réponse tombe sous le sens : seule une telle capacité d’accueil permet de briguer l’organisation de rencontres de l’équipe de Suisse.

Contre la France, on refusa même du monde. Dix à vingt mille billets supplémentaires aurait trouvé preneurs. Mieux encore, au lendemain de l’échec cuisant enregistré face aux « tricolores », une demi-heure après l’ouverture de la location de Suisse-Eire (samedi 11 octobre à Bâle), tous les billets disponibles avaient été vendus ! C’est dire l’engouement, la passion que suscitent la « Nati » aux quatre coins du pays. En dépit de son accident de parcours face à Zidane et ses partenaires, la Suisse de Köbi Kuhn jouit d’une cote de sympathie très marquée. Bien placée dans la course à la qualification pour l’Euro 2004, elle a l’assurance de participer au tournoi 2008 en tant que pays co-organisateur. Ce privilège n’aurait pas été possible sans la construction du Stade de Genève. Il est bon de le rappeler. La guerre d’usure, qu’il a fallu mener sur le plan local, a servi finalement une cause nationale. Lorsque le 12 décembre 2002, parmi sept candidatures, l’UEFA choisit la Suisse et à l’Autriche, le Conseil Fédéral s’en félicite hautement. Il rappelle dans un communiqué, publié le jour même : « que le gouvernement suisse a soutenu fermement cette candidature. Les deux chambres du parlement ont également accepté, à une large majorité, le message sur les contributions et les prestations de la Confédération pour soutenir l’organisation de l’Euro 2008. »
La justification des trente mille places ne repose pas uniquement sur les besoins de l’équipe nationale. Le club locataire, le Servette FC, traverse certes une passe difficile mais dans un avenir plus ou moins rapproché, il pourrait fort bien reprendre son rang dans le concert international. Sans évoquer la « Champion’s League », la perspective de recevoir au Stade de Genève un grand nom du Gotha européen, sous le signe de la Coupe de l’UEFA, est une éventualité raisonnable à moyen terme. En attendant, la Société d’exploitation pourrait fort bien être sollicitée par un autre club romand. Ainsi, Neuchâtel/Xamax n’exclue pas la possibilité de jouer au Stade de Genève si d’aventure, le tirage au sort de l’édition actuelle de la Coupe de l’UEFA lui réservait une confrontation avec une grosse pointure. A La Maladière, les nouvelles normes de sécurité limitent à cinq mille le nombre de places autorisées. Pour ce motif, les Young Boys ont été contraints de renoncer au Neufeld et de fixer au Parc Saint-Jacques à Bâle leur match du tour de qualification contre une obscure formation finlandaise.

Si le projet du complexe du Stade de Genève n’avait pas vu le jour, le public genevois aurait perdu à jamais tout espoir de goûter au football de haut niveau.

jd

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