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Adversaires traditionnels
dans la première moitié du siècle
dernier ils saffrontèrent à
21 reprises entre 1905 et 1951 - Suisses et Français
sétaient perdus de vue depuis. Ainsi au cours
de ces trente dernières années, on ne compte
que quatre rencontres entre les deux pays. Subitement,
ils renouent avec les liens dantan. Après
celui du tour final de lEuro 2004, le tirage au
sort de léliminatoire du championnat du monde
2006, à Francfort, est la promesse de nouveaux
matches entre les deux voisins.
On ne peut que sen réjouir. A lheure
où le football délite dexpression
française en Suisse traverse une période
extrêmement délicate, lengouement que
suscite déjà la perspective des futures
confrontations avec les « tricolore » éclaircit
lhorizon, dissipe les nuages puisque que les Helvètes
nauront pas lobligation de gagner à
tout prix. Aussi bien au Portugal en juin prochain que
lors de la phase préliminaire du Mondial, ils viseront
une deuxième place de groupe, derrière le
grandissime favori. Un tel classement préserve
les chances de qualification pour la suite de la compétition.
Si le « onze » de Jacques Santini apparaît
intouchable actuellement, comme en témoigne sa
récente victoire (3-0) à Gelsenkirchen contre
lAllemagne, il nen sera peut-être pas
de même dans une année. La vieille garde
qui compose la défense les Marcel Desailly,
Lilian Thuram, Fabien Barthez et autre Bixente Lizarazu
commence à ressentir le poids des ans. La
lassitude pourrait également gagner Zinedine Zidane
qui aura alors 32 ans.
Köbi Kuhn ne compte cependant pas trop sur un fléchissement
de la France pour assurer la présence de la Suisse
en Allemagne au « WM ». Il mise plutôt
sur un sans faute contre les cinq autres pays engagés
dans ce groupe 6. |
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Le mieux armé
est sans conteste la République dIrlande.
LEire reste sur un double échec face à
la Suisse dans le cadre du championnat dEurope 2004.
Animés dun légitime esprit de revanche,
les Irlandais seront redoutables. Ils possèdent
une belle marge de progression. Les meilleurs dentre
eux sont très jeunes.
Depuis quelle na plus la possibilité
de jouer sur ses terres, pour des problèmes de
sécurité, la sélection dIsraël
a beaucoup perdu de sa force. Dix ans après avoir
précipité lélimination de la
France lors des éliminatoires de la Coupe du Monde
1994, elle ne tient plus quun rôle mineur
dans le concert international. Pourtant, le football na
rien perdu de sa popularité tant à Tel Aviv
quà Jérusalem et à Häifa.
Maccabi Tel Aviv, le club champion, na-t-il pas
accueilli plus de 30.000 spectateurs dans son stade Ramat
Gan lors de son dernier match du championnat 2002/2003
? La maîtrise technique des meilleurs footballeurs
israeliens nest plus à prouver. Cette arme
leur a permis de prendre le meilleur (2-0) en avril dernier,
à Palerme, sur les Cypriotes. Ceux-ci sont moins
habiles peut-être mais leur puissance athlétique
nest pas négligeable. Cette vigueur avait
même joué un tour pendable aux Suisses lors
de leur premier voyage dans lîle. En février
1968, ils avaient bel et bien été battus
2-1 à Nicosie, sur une pelouse exécrable.
Equipe théoriquement la plus faible, celle des
îles Féroé est la plus imprévisible.
Dans son stade de Toftir, balayé en permanence
par des vents violents, elle se hisse au niveau des meilleurs.
Seul un but de Frei dans les ultimes minutes avait permis
à la Suisse darracher une courte victoire
(1-0) lors des éliminatoires de la Coupe du Monde
2002 en juin 2001.
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