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LA CHRONIQUE de Jacques Ducret
Décembre 2003
Suisses et Français ne se quittent plus !

Adversaires traditionnels dans la première moitié du siècle dernier – ils s’affrontèrent à 21 reprises entre 1905 et 1951 - Suisses et Français s’étaient perdus de vue depuis. Ainsi au cours de ces trente dernières années, on ne compte que quatre rencontres entre les deux pays. Subitement, ils renouent avec les liens d’antan. Après celui du tour final de l’Euro 2004, le tirage au sort de l’éliminatoire du championnat du monde 2006, à Francfort, est la promesse de nouveaux matches entre les deux voisins.

On ne peut que s’en réjouir. A l’heure où le football d’élite d’expression française en Suisse traverse une période extrêmement délicate, l’engouement que suscite déjà la perspective des futures confrontations avec les « tricolore » éclaircit l’horizon, dissipe les nuages puisque que les Helvètes n’auront pas l’obligation de gagner à tout prix. Aussi bien au Portugal en juin prochain que lors de la phase préliminaire du Mondial, ils viseront une deuxième place de groupe, derrière le grandissime favori. Un tel classement préserve les chances de qualification pour la suite de la compétition. Si le « onze » de Jacques Santini apparaît intouchable actuellement, comme en témoigne sa récente victoire (3-0) à Gelsenkirchen contre l’Allemagne, il n’en sera peut-être pas de même dans une année. La vieille garde qui compose la défense – les Marcel Desailly, Lilian Thuram, Fabien Barthez et autre Bixente Lizarazu – commence à ressentir le poids des ans. La lassitude pourrait également gagner Zinedine Zidane qui aura alors 32 ans.

Köbi Kuhn ne compte cependant pas trop sur un fléchissement de la France pour assurer la présence de la Suisse en Allemagne au « WM ». Il mise plutôt sur un sans faute contre les cinq autres pays engagés dans ce groupe 6.
Le mieux armé est sans conteste la République d’Irlande. L’Eire reste sur un double échec face à la Suisse dans le cadre du championnat d’Europe 2004. Animés d’un légitime esprit de revanche, les Irlandais seront redoutables. Ils possèdent une belle marge de progression. Les meilleurs d’entre eux sont très jeunes.

Depuis qu’elle n’a plus la possibilité de jouer sur ses terres, pour des problèmes de sécurité, la sélection d’Israël a beaucoup perdu de sa force. Dix ans après avoir précipité l’élimination de la France lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 1994, elle ne tient plus qu’un rôle mineur dans le concert international. Pourtant, le football n’a rien perdu de sa popularité tant à Tel Aviv qu’à Jérusalem et à Häifa. Maccabi Tel Aviv, le club champion, n’a-t-il pas accueilli plus de 30.000 spectateurs dans son stade Ramat Gan lors de son dernier match du championnat 2002/2003 ? La maîtrise technique des meilleurs footballeurs israeliens n’est plus à prouver. Cette arme leur a permis de prendre le meilleur (2-0) en avril dernier, à Palerme, sur les Cypriotes. Ceux-ci sont moins habiles peut-être mais leur puissance athlétique n’est pas négligeable. Cette vigueur avait même joué un tour pendable aux Suisses lors de leur premier voyage dans l’île. En février 1968, ils avaient bel et bien été battus 2-1 à Nicosie, sur une pelouse exécrable.

Equipe théoriquement la plus faible, celle des îles Féroé est la plus imprévisible. Dans son stade de Toftir, balayé en permanence par des vents violents, elle se hisse au niveau des meilleurs. Seul un but de Frei dans les ultimes minutes avait permis à la Suisse d’arracher une courte victoire (1-0) lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 2002 en juin 2001.

jd

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