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Combien déquipes
composeront encore la « Super League » au
soir de la 36e et dernière journée le dimanche
23 mai ? La question nest pas innocente. Les avatars
financiers de la majorité des dix clubs engagés
dans ce championnat font craindre le pire. La politique
de lautruche a vécu. Il nest plus possible
de se dissimuler une vérité cruelle : le
football professionnel en Suisse est condamné.
Il lui manque à la fois le soutien des collectivités
locales et surtout la manne de la TV.
FC Bâle : favori malgré tout
Même le FC Bâle, qui joue tous ses matches
à guichets fermés, ne possède pas
des ressources budgétaires suffisantes pour enrayer
le départ de ses meilleurs éléments.
En lespace dune semaine, il a perdu ses deux
internationaux Marco Streller et Hakan Yakin, engagés
par le VfB Stuttgart. Auparavant, il avait déjà
laissé filer un troisième international,
Tonio Esposito, à Varèse, club italien de
série C. Malgré cette saignée, les
Rhénans envisagent avec sérénité
la deuxième phase. Ne comptent-ils pas 14 points
davance sur leur second, les Young Boys, et 21 sur
le troisième, le FC Servette ? Lentraîneur
Christian Gross compte beaucoup sur lArgentin Matias
Delgado pour tenir le rôle de troisième attaquant,
qui était dévolu à Hakan Yakin. La
richesse de son effectif le met à labri dune
mauvaise surprise. Toutefois, les premiers matches risquent
dêtre difficiles en raison de la double indisponibilité
des attaquants Rossi (suspendu 3 rencontres) et Gimenez
(blessé).
Si le budget du FC Bâle atteint les trente millions,
celui des Young Boys ne dépasse pas les 8,4 millions.
Les Bernois accusaient un déficit de 2,9 millions
la saison dernière mais, au contraire du FC Servette,
ils peuvent compter sur lappui sans faille des promoteurs
du futur stade au Wankdorf. Ce sont eux qui épongent
les pertes et permettent à lentraîneur
« Bidu » Zaugg de disposer dun solide
contingent. La prolongation du contrat du buteur Gaetano
Giallanza, lengagement du gaucher Elvir Melunovic
compensent la retraite forcée de Joël Descloux.
Léternel printemps de « Steff »
Chapuisat est lune des raisons de croire à
une qualification pour lune des deux places des
préliminaires de la « Champions League ».
Attention, « YB » ne vise pas le titre. «
Nous nous concentrons sur la deuxième place ! »
assure le directeur sportif Reto Gertschen.
FC Servette : les lueurs despoir
Contraint de laisser partir à Bastia son meilleur
défenseur, le Brésilien Hilton, le FC Servette
doit également composer avec lalarmante baisse
de régime de trois internationaux, |
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Massimo Lombardo,
Alex Comisetti et Léo Thurre. Une humiliante défaite
à Prague (6-0) devant Slavia laissait entrevoir
le pire à une semaine de la reprise du championnat.
La force de persuasion de lentraîneur Marco
Schällibaum peut-elle encore agir ? Seules lueurs
despoir : le punch de Mohamed Kader, la progression
de Thierno Bah et la sûreté du gardien Sébastien
Roth. Les « grenat » évoluent dans
un superbe écrin au Stade de Genève mais
ils ne sont pas en mesure dexploiter pleinement
cet avantage.
Le second représentant romand, Neuchâtel/Xamax,
a payé très cher son élimination
en Coupe UEFA face à Auxerre. Léquipe
a terminé la première phase à lavant-dernière
place. Son seul objectif est le maintien. Fort heureusement,
lentraîneur Claude Ryf a récupéré
durant la pause hivernale quatre titulaires longtemps
blessé : Alexandre Rey, Roland Bättig, Miguel
Portillo et André Wiederkehr. De surcroît,
le nouvel actionnaire majoritaire, le Français
Alain Pedretti, a amené dans ses bagages lex-attaquant
du PSG, Laurent Leroy. Ancien président de lAS
Cannes, Pedretti tiendra-t-il ses engagements ? Du côté
de La Maladière, beaucoup ne sont guère
rassurés, à commencer par Gilbert Facchinetti.
Relégué au septième rang, le champion
suisse 2002/03, les Grasshoppers, fait de la Coupe de
Suisse son principal objectif. La direction sportive est
dans des mains valaisannes avec le duo Jean-Paul Brigger/Alain
Geiger. Le retour de Ricardo Cabanas, qui sétait
fourvoyé à Guingamp, laisse entrevoir un
prompt redressement de léquipe la plus titrée
du pays. Sa rivale locale, le FC Zurich, se traîne
à la dernière place pour le plus grand tourment
de Lucien Favre. Celui-ci compte sur le métier
du Roumain Julian Filipescu afin de stabiliser ses lignes
défensives.
Si à force de rogner sur les salaires, le FC Aarau,
le FC Saint-Gall et le FC Thoune parviennent à
un équilibre précaire, le FC Wil est au
bord de banqueroute. Il a perdu cet hiver non seulement
trois titulaires importants Umberto Romano (Agno),
Mauro Lustrinelli (FC Thoune) et Alessandro Mangiarratti
(Belenenses Lisbonne) - mais aussi tout son staff administratif.
Le président de la SA, Igor Belanov représente
des investisseurs ukrainiens qui deviennent de moins en
moins crédibles.
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