home
complexe
les acteurs
sponsoring et publicité
accès
contact
liens

LA CHRONIQUE de Jacques Ducret
Février 2004
Championnat de la Superleague :
Dix ou huit équipes à l'arrivée?

Combien d’équipes composeront encore la « Super League » au soir de la 36e et dernière journée le dimanche 23 mai ? La question n’est pas innocente. Les avatars financiers de la majorité des dix clubs engagés dans ce championnat font craindre le pire. La politique de l’autruche a vécu. Il n’est plus possible de se dissimuler une vérité cruelle : le football professionnel en Suisse est condamné. Il lui manque à la fois le soutien des collectivités locales et surtout la manne de la TV.

FC Bâle : favori malgré tout

Même le FC Bâle, qui joue tous ses matches à guichets fermés, ne possède pas des ressources budgétaires suffisantes pour enrayer le départ de ses meilleurs éléments. En l’espace d’une semaine, il a perdu ses deux internationaux Marco Streller et Hakan Yakin, engagés par le VfB Stuttgart. Auparavant, il avait déjà laissé filer un troisième international, Tonio Esposito, à Varèse, club italien de série C. Malgré cette saignée, les Rhénans envisagent avec sérénité la deuxième phase. Ne comptent-ils pas 14 points d’avance sur leur second, les Young Boys, et 21 sur le troisième, le FC Servette ? L’entraîneur Christian Gross compte beaucoup sur l’Argentin Matias Delgado pour tenir le rôle de troisième attaquant, qui était dévolu à Hakan Yakin. La richesse de son effectif le met à l’abri d’une mauvaise surprise. Toutefois, les premiers matches risquent d’être difficiles en raison de la double indisponibilité des attaquants Rossi (suspendu 3 rencontres) et Gimenez (blessé).

Si le budget du FC Bâle atteint les trente millions, celui des Young Boys ne dépasse pas les 8,4 millions. Les Bernois accusaient un déficit de 2,9 millions la saison dernière mais, au contraire du FC Servette, ils peuvent compter sur l’appui sans faille des promoteurs du futur stade au Wankdorf. Ce sont eux qui épongent les pertes et permettent à l’entraîneur « Bidu » Zaugg de disposer d’un solide contingent. La prolongation du contrat du buteur Gaetano Giallanza, l’engagement du gaucher Elvir Melunovic compensent la retraite forcée de Joël Descloux. L’éternel printemps de « Steff » Chapuisat est l’une des raisons de croire à une qualification pour l’une des deux places des préliminaires de la « Champions League ». Attention, « YB » ne vise pas le titre. « Nous nous concentrons sur la deuxième place ! » assure le directeur sportif Reto Gertschen.

FC Servette : les lueurs d’espoir

Contraint de laisser partir à Bastia son meilleur défenseur, le Brésilien Hilton, le FC Servette doit également composer avec l’alarmante baisse de régime de trois internationaux,
Massimo Lombardo, Alex Comisetti et Léo Thurre. Une humiliante défaite à Prague (6-0) devant Slavia laissait entrevoir le pire à une semaine de la reprise du championnat. La force de persuasion de l’entraîneur Marco Schällibaum peut-elle encore agir ? Seules lueurs d’espoir : le punch de Mohamed Kader, la progression de Thierno Bah et la sûreté du gardien Sébastien Roth. Les « grenat » évoluent dans un superbe écrin au Stade de Genève mais ils ne sont pas en mesure d’exploiter pleinement cet avantage.

Le second représentant romand, Neuchâtel/Xamax, a payé très cher son élimination en Coupe UEFA face à Auxerre. L’équipe a terminé la première phase à l’avant-dernière place. Son seul objectif est le maintien. Fort heureusement, l’entraîneur Claude Ryf a récupéré durant la pause hivernale quatre titulaires longtemps blessé : Alexandre Rey, Roland Bättig, Miguel Portillo et André Wiederkehr. De surcroît, le nouvel actionnaire majoritaire, le Français Alain Pedretti, a amené dans ses bagages l’ex-attaquant du PSG, Laurent Leroy. Ancien président de l’AS Cannes, Pedretti tiendra-t-il ses engagements ? Du côté de La Maladière, beaucoup ne sont guère rassurés, à commencer par Gilbert Facchinetti.

Relégué au septième rang, le champion suisse 2002/03, les Grasshoppers, fait de la Coupe de Suisse son principal objectif. La direction sportive est dans des mains valaisannes avec le duo Jean-Paul Brigger/Alain Geiger. Le retour de Ricardo Cabanas, qui s’était fourvoyé à Guingamp, laisse entrevoir un prompt redressement de l’équipe la plus titrée du pays. Sa rivale locale, le FC Zurich, se traîne à la dernière place pour le plus grand tourment de Lucien Favre. Celui-ci compte sur le métier du Roumain Julian Filipescu afin de stabiliser ses lignes défensives.

Si à force de rogner sur les salaires, le FC Aarau, le FC Saint-Gall et le FC Thoune parviennent à un équilibre précaire, le FC Wil est au bord de banqueroute. Il a perdu cet hiver non seulement trois titulaires importants – Umberto Romano (Agno), Mauro Lustrinelli (FC Thoune) et Alessandro Mangiarratti (Belenenses Lisbonne) - mais aussi tout son staff administratif. Le président de la SA, Igor Belanov représente des investisseurs ukrainiens qui deviennent de moins en moins crédibles.

jd

Haut

     » Chroniques précédentes


Plan du site | 2002 Copyright © Stade de Genève - Web design by Aldemos