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LA CHRONIQUE de Jacques Ducret
Février 2004
Les mérites de Marc Roger

Le sauvetage du Servette FC est l’œuvre d’un homme. Sans l’esprit de décision de Marc Roger, le club serait mort aujourd’hui. Il faut bien avoir à l’esprit cette vérité brutale. Personne sur la place de Genève n’a levé le petit doigt pour empêcher une mise en faillite.

A sa première conférence de presse, le nouveau repreneur est resté en retrait de l’attente des journalistes. Ceux-ci auraient souhaité des données plus précises, plus étoffées à propos son programme d’action et aussi concernant l’équipe dirigeante qu’il entend constituer. En restant sur la réserve, il a suscité l’agacement de certains, alimenté les doutes et le scepticisme des esprits chagrins qui prolifèrent dans notre bonne ville !

Il a tout de même développé un point intéressant, celui de la formation. Il envisage de créer une «académie de football » pour reprendre sa propre expression. Genève occupe une place privilégiée au cœur de l’Europe, a-t-il souligné. Cet avantage géographique ne suffira pas pourtant à assurer à lui seul la réussite du projet. Actuellement, Servette FC est déjà une pépinière de talents. De nombreux internationaux juniors figurent dans ses différentes équipes. Tous ne s’imposeront pas en « Super League ». Mais beaucoup ont les moyens de tenir leur rang en « Challenge League ». Seulement, les clubs qui les accueillent, que ce soit le FC Meyin ou SR Delémont, sont dans l’incapacité de payer l’indemnité de formation qui doit revenir au Servette FC. Il s’agit certes de sommes relativement modestes mais qui ont fait cruellement défaut en ces mois de disette.
Responsable du secteur formation, qui va des M15 aux M21, Henry Gillet s’est démené comme un beau diable ces dernières semaines afin d’assurer l’activité des différentes équipes et lutter contre la démoralisation de ses troupes. Pour sortir de l’impasse, il faut voir grand. Une académie à l’échelon nationale est vouée à l’échec en raison de l’insolvabilité de la quasi-totalité des clubs de LNB et de 1ère Ligue. Seul un centre de formation capable de ratisser large offrira des perspectives intéressantes. C’est là qu’intervient le réseau de relation de Marc Roger à travers le monde. Bien introduit en Afrique Noire, il est le mieux placé pour amener à Genève les Vieira et les Makelele de demain.

Seulement, des heures difficiles l’attendent en cette fin de saison. La perte de Hilton, parti à Bastia, a sans nul doute affaibli le secteur défensif. Le Brésilien était la clé de voûte de l’édifice. Or il n’est plus possible d’acquérir des renforts étrangers d’ici la fin du championnat. Il faut donc tenir jusqu’au 23 mai avec un effectif au rendement trop souvent décevant. Ces trois mois seront durs à vivre. Il est illusoire de croire que le public va accourir en masse ce printemps au Stade de Genève. Ce regain populaire n’est possible que si des garçons comme Comisetti, Lombardo, Jaquet et Thurre retrouvent leur verve d’antan, affichent ce talent qui leur valait, il y a peu, la considération du sélectionneur national.

jd

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