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Si la Suisse
de Köbi Kuhn a redoré son blason en simposant
aux dépens de la Slovénie (2-1), Genève
sort grand perdante de cette nocturne organisée
au stade de La Praille. Lassistance était
indigne dun tel événement. Même
si ladversaire nappartient pas à lélite
européenne, on était en droit dattendre
plus que 7.500 spectateurs !
Cet échec populaire est exploité sans vergogne
par les médias alémaniques. Ils ont beau
jeu aujourdhui de clouer au pilori le désintéressement
des sportifs romands et de nous rabâcher : «
Les Genevois naiment pas léquipe nationale
! ». Ils oublient simplement que par le passé,
des rencontres de ce type, ont également fait un
bide Outre-Sarine. Il y avait combien de spectateurs en
mai 2002 à Saint-Gall pour le match amical contre
le Canada ? Quatre mille très exactement. Il convient
davoir de tels chiffres à lesprit à
lheure où enfle la polémique. Il ne
faut pas non plus se tromper de cible. LASF est
directement impliquée dans lorganisation
de ce type de rencontres amicales. Aujourdhui, elle
doit faire face aux légitimes remontrances de ses
sponsors, à commencer par le « Crédit
Suisse » qui attendait une action promotionnelle
plus soutenue de la part des instances dirigeantes de
lAssociation suisse de football.
Pourquoi ne pas avoir proposé par exemple des tickets
couplés, englobant le rendez-vous de Genève
avec celui de Bâle contre lAllemagne le 2
juin prochain ? Une telle démarche aurait été
grandement appréciée en Suisse Romande.
Combien de supporters francophone de léquipe
nationale se sentent aujourdhui hors jeu ? Le piège
se referme, le fameux « Röstigraben »
se creuse encore davantage. Bâle portera la contenance
du Park
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Saint-Jacques
à 40.000 places. A Berne, le Wankdorf sapprête
à renaître plus beau quavant, A Zurich,
malgré quelques manuvres retardatrices, un
nouveau stade, ultra moderne, verra le jour. La tentation
dexclure Genève de la liste des villes organisatrices
est tentante.
Déjà, il est prévu dattribuer
à Berne, le match Suisse-France programmé
le 8 octobre 2005. Disputé dans le cadre des éliminatoires
de la Coupe du Monde, il permettrait dinaugurer
en grande pompe le nouveau stade de la Ville Fédérale.
Sur la série des cinq rencontres prévues
en Suisse, seul celle contre Israël devrait se jouer
à Genève (3 septembre 2005). Pour une raison
bien précise : la gendarmerie genevoise offre les
meilleures garanties de sécurité pour un
match classé à haut risque.
Face à une campagne de déstabilisation,
orchestrée en premier lieu par le tabloïd
zurichois « Blick », on peut craindre le pire
lorsque le président central de lASF, Ralph
Zloczower déclare un peu légèrement
: « Je me demande si léquipe de Suisse
peut encore jouer à Genève
».
Le juriste bernois a la mémoire courte. La candidature
commune de lAutriche et de la Suisse pour lEuro
2008 naurait eu aucune chance de succès sans
la construction du stade de la Praille.
Il reste maintenant à tenir les promesses données.
Lorsque le match contre la Slovénie a été
attribuée à Genève, le secrétaire
général de lASF, Peter Gilliéron,
déclara : « Je sais que ce nest pas
un cadeau, mais le 18 août, toujours à Genève,
ladversaire de la Suisse sera beaucoup plus attractif
! ».
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