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LA CHRONIQUE de Jacques Ducret
Avril 2004
Menace sur la ville

Si la Suisse de Köbi Kuhn a redoré son blason en s’imposant aux dépens de la Slovénie (2-1), Genève sort grand perdante de cette nocturne organisée au stade de La Praille. L’assistance était indigne d’un tel événement. Même si l’adversaire n’appartient pas à l’élite européenne, on était en droit d’attendre plus que 7.500 spectateurs !

Cet échec populaire est exploité sans vergogne par les médias alémaniques. Ils ont beau jeu aujourd’hui de clouer au pilori le désintéressement des sportifs romands et de nous rabâcher : « Les Genevois n’aiment pas l’équipe nationale ! ». Ils oublient simplement que par le passé, des rencontres de ce type, ont également fait un bide Outre-Sarine. Il y avait combien de spectateurs en mai 2002 à Saint-Gall pour le match amical contre le Canada ? Quatre mille très exactement. Il convient d’avoir de tels chiffres à l’esprit à l’heure où enfle la polémique. Il ne faut pas non plus se tromper de cible. L’ASF est directement impliquée dans l’organisation de ce type de rencontres amicales. Aujourd’hui, elle doit faire face aux légitimes remontrances de ses sponsors, à commencer par le « Crédit Suisse » qui attendait une action promotionnelle plus soutenue de la part des instances dirigeantes de l’Association suisse de football.

Pourquoi ne pas avoir proposé par exemple des tickets couplés, englobant le rendez-vous de Genève avec celui de Bâle contre l’Allemagne le 2 juin prochain ? Une telle démarche aurait été grandement appréciée en Suisse Romande. Combien de supporters francophone de l’équipe nationale se sentent aujourd’hui hors jeu ? Le piège se referme, le fameux « Röstigraben » se creuse encore davantage. Bâle portera la contenance du Park
Saint-Jacques à 40.000 places. A Berne, le Wankdorf s’apprête à renaître plus beau qu’avant, A Zurich, malgré quelques manœuvres retardatrices, un nouveau stade, ultra moderne, verra le jour. La tentation d’exclure Genève de la liste des villes organisatrices est tentante.

Déjà, il est prévu d’attribuer à Berne, le match Suisse-France programmé le 8 octobre 2005. Disputé dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du Monde, il permettrait d’inaugurer en grande pompe le nouveau stade de la Ville Fédérale. Sur la série des cinq rencontres prévues en Suisse, seul celle contre Israël devrait se jouer à Genève (3 septembre 2005). Pour une raison bien précise : la gendarmerie genevoise offre les meilleures garanties de sécurité pour un match classé à haut risque.
Face à une campagne de déstabilisation, orchestrée en premier lieu par le tabloïd zurichois « Blick », on peut craindre le pire lorsque le président central de l’ASF, Ralph Zloczower déclare un peu légèrement : « Je me demande si l’équipe de Suisse peut encore jouer à Genève… ». Le juriste bernois a la mémoire courte. La candidature commune de l’Autriche et de la Suisse pour l’Euro 2008 n’aurait eu aucune chance de succès sans la construction du stade de la Praille.

Il reste maintenant à tenir les promesses données. Lorsque le match contre la Slovénie a été attribuée à Genève, le secrétaire général de l’ASF, Peter Gilliéron, déclara : « Je sais que ce n’est pas un cadeau, mais le 18 août, toujours à Genève, l’adversaire de la Suisse sera beaucoup plus attractif ! ».

jd

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