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« Nous
attribuerons à Genève un match de qualification
pour la Coupe du Monde ! » promet Peter Gilliéron.
Le secrétaire général de lASF
noublie pas que sans la construction du stade de
La Praille, la candidature suisse pour lorganisation
conjointe de lEuro 2008 (avec lAutriche) naurait
pas été possible. Au soir du match contre
lIrlande du Nord, dans un stade du Hardturm boudé
par le grand public (4.000 spectateurs seulement), les
dirigeants helvétiques adoptaient un profil bas.
Non seulement le résultat sportif était
décevant (0-0) mais il mesurait aussi leur impopularité.
Contrairement à une presse romande très
mesurée sur le sujet, les médias alémaniques
nont eu cesse de critiquer vertement la mauvaise
gestion du dossier Frei.
A Zurich, lex-Servettien entra en jeu au cours des
dix dernières minutes seulement. Cétait
un peu tard pour quil puisse faire la décision.
Face à des Irlandais adeptes de la manière
forte et bien regroupés en défense, les
carences offensives des Helvètes apparurent en
pleine lumière. Malgré toute sa vivacité,
le jeune Vonlanthen, révélation du match
contre la France au Portugal, ne trouva pas louverture.
Il quitta même prématurément le terrain
à la 60e au profit de Muff. Beau gabarit, le sociétaire
des Grasshoppers laissa entrevoir ses qualités.
Il sera certainement retenu pour les deux premiers matches
des éliminatoires de la Coupe du Monde 2006, soit
contre les îles Feroé le samedi 4 septembre
et le mercredi 8 face à lEire. Ces deux rencontres
se dérouleront à Bâle. Les trois autres
matches « at home » se joueront en 2005, soit
le 30 mars (Chypre), le 3 septembre (Israël) et le
8 octobre (France). Lespoir de voir les «
tricolores » au Stade de La Praille est légitime.
Une telle désignation serait perçue comme
un signal fort, un geste de solidarité adressé
aussi bien au FC Servette quà la ville de
Genève. |
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Marc Roger a
besoin de soutiens. Sa passion du « foot »
ne peut suffire. Actuellement, il se débat à
la tête dune société qui attend
toujours que se constitue un nouveau comité. Cette
situation paradoxale dure depuis trop longtemps. Après
avoir mis beaucoup dargent pour que le Stade de
Genève soit construit, le « Crédit
Suisse » semble curieusement se désintéresser.
En revanche, à Zurich, le groupe bancaire et ses
filiales ne se contentent pas dapporter leur contribution
à la réalisation du futur stade mais ils
ont carrément mis la main sur le club résident,
les Grasshoppers. Le président central de la société
polysportive est Rolf Dörig, lactuel patron
de « Swiss Life ». Le président de
la section football, Thomas Gulich, dirige le département
« leising » de la banque. Le manager général,
Urs Wyss, vient lui aussi du « Crédit Suisse
». Il était le responsable du secteur sponsoring.
Enfin, Thomas Helbling, de « Swiss Life »
représente le club zurichois au sein du comité
de la « Swiss Football League ».
Il y a une année lorsque le comité en place,
dans sa recherche dun repreneur, privilégiait
la solution genevoise, le « Crédit Suisse
» ne sest pas manifesté. En prenant
une part active à la direction du club, il aurait
pu apporter beaucoup grâce à son réseau
dinfluence. Aujourdhui que le club est entre
les mains dinvestisseurs étrangers, le prétexte
est tout trouvé pour justifier un immobilisme choquant.
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