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LA CHRONIQUE de Jacques Ducret
Août 2004
Stade Genève : Une promesse de l'ASF

« Nous attribuerons à Genève un match de qualification pour la Coupe du Monde ! » promet Peter Gilliéron. Le secrétaire général de l’ASF n’oublie pas que sans la construction du stade de La Praille, la candidature suisse pour l’organisation conjointe de l’Euro 2008 (avec l’Autriche) n’aurait pas été possible. Au soir du match contre l’Irlande du Nord, dans un stade du Hardturm boudé par le grand public (4.000 spectateurs seulement), les dirigeants helvétiques adoptaient un profil bas. Non seulement le résultat sportif était décevant (0-0) mais il mesurait aussi leur impopularité. Contrairement à une presse romande très mesurée sur le sujet, les médias alémaniques n’ont eu cesse de critiquer vertement la mauvaise gestion du dossier Frei.

A Zurich, l’ex-Servettien entra en jeu au cours des dix dernières minutes seulement. C’était un peu tard pour qu’il puisse faire la décision. Face à des Irlandais adeptes de la manière forte et bien regroupés en défense, les carences offensives des Helvètes apparurent en pleine lumière. Malgré toute sa vivacité, le jeune Vonlanthen, révélation du match contre la France au Portugal, ne trouva pas l’ouverture. Il quitta même prématurément le terrain à la 60e au profit de Muff. Beau gabarit, le sociétaire des Grasshoppers laissa entrevoir ses qualités. Il sera certainement retenu pour les deux premiers matches des éliminatoires de la Coupe du Monde 2006, soit contre les îles Feroé le samedi 4 septembre et le mercredi 8 face à l’Eire. Ces deux rencontres se dérouleront à Bâle. Les trois autres matches « at home » se joueront en 2005, soit le 30 mars (Chypre), le 3 septembre (Israël) et le 8 octobre (France). L’espoir de voir les « tricolores » au Stade de La Praille est légitime. Une telle désignation serait perçue comme un signal fort, un geste de solidarité adressé aussi bien au FC Servette qu’à la ville de Genève.
Marc Roger a besoin de soutiens. Sa passion du « foot » ne peut suffire. Actuellement, il se débat à la tête d’une société qui attend toujours que se constitue un nouveau comité. Cette situation paradoxale dure depuis trop longtemps. Après avoir mis beaucoup d’argent pour que le Stade de Genève soit construit, le « Crédit Suisse » semble curieusement se désintéresser. En revanche, à Zurich, le groupe bancaire et ses filiales ne se contentent pas d’apporter leur contribution à la réalisation du futur stade mais ils ont carrément mis la main sur le club résident, les Grasshoppers. Le président central de la société polysportive est Rolf Dörig, l’actuel patron de « Swiss Life ». Le président de la section football, Thomas Gulich, dirige le département « leising » de la banque. Le manager général, Urs Wyss, vient lui aussi du « Crédit Suisse ». Il était le responsable du secteur sponsoring. Enfin, Thomas Helbling, de « Swiss Life » représente le club zurichois au sein du comité de la « Swiss Football League ».

Il y a une année lorsque le comité en place, dans sa recherche d’un repreneur, privilégiait la solution genevoise, le « Crédit Suisse » ne s’est pas manifesté. En prenant une part active à la direction du club, il aurait pu apporter beaucoup grâce à son réseau d’influence. Aujourd’hui que le club est entre les mains d’investisseurs étrangers, le prétexte est tout trouvé pour justifier un immobilisme choquant.

jd

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