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LA CHRONIQUE de Jacques Ducret
27 août 2004
Nouvelle frustration en coupe de l'UEFA

A deux ans d’intervalle, l’échec en Coupe de l’UEFA laisse le même sentiment de frustration. Aussi bien en 2002 face aux Polonais d’Amica Wronki qu’en 2004 devant les Hongrois de Ujpest, le FC Servette a été éliminé par un adversaire qui semblait à sa portée. Cette fois, l’aventure européenne aura même été de plus courte durée puisqu’elle n’a pas dépassé le stade des préliminaires. Lors de l’édition 2002/03, les « grenat » avaient pris aisément le meilleur sur les Arméniens de Spartak Erevan au deuxième tour des barrages. Les protégés de Roberto Morinini s’étaient imposés 2-0 à l’extérieur (un doublé de Kader !) avant de l’emporter 3-0 à Genève.

Donnés favoris contre Amica Wronki, au premier tour principal, Frei et ses partenaires avaient mené 2-0 aux Charmilles avant d’encaisser trois buts dans le dernière demi-heure ! Au match retour, leur victoire sur la marque de 2-1 n’avait pas suffi mais du moins, ils avaient sauvé la face. L’autre soir au stade de la Praille, les Servettiens ont concédé une nouvelle défaite avec le même écart de buts (3-1 et 2-0) contre les modestes footballeurs de Budapest. Il n’y a pas de grands noms dans cette équipe et elle est composée uniquement de joueurs nationaux. Le florint n’est pas une monnaie suffisamment compétitive pour attirer les mercenaires du ballon rond.

Ceux qui composent l’essentiel de l’effectif du FC Servette 2004/05 peinent à convaincre. A l’heure où Obradovic est à la recherche d’un employeur, le rendement fort moyen de Ziani avive les regrets de tous ceux qui appréciaient l’abattage du Serbe. Craintif, incapable de la moindre accélération dans le jeu, l’ex-Nantais a fait pâle figure contre les Magyars, à Genève, dans un match qu’il aurait dû marquer de son empreinte. A 32 ans et demi, ce gabarit de poche (1m.68/66 kg.) ne possède plus cette vivacité d’action qui lui avait valu un engagement flatteur à Deportivo La Corogne.
A sa décharge, force est de reconnaître qu’il n’évolue pas dans un contexte favorable. Malgré une débauche d’énergie fort louable, Diogo n’est pas à son aise dans le rôle de demi axial. A ses côtés, le Brésilien Leonardo, venu de la D2 française, fait montre d’une désinvolture fort irritante. Sa nonchalance contraste avec l’engagement physique d’un Karembeu. Déjà applaudi pour sa combativité lors de sa première apparition au Stade de Genève (victoire 2-1 contre le FC Zurich), le champion du monde a définitivement gagné le cœur des supporters.

Contre Ujpest, le Néo-Calédonien formait une paire de stoppeurs musclée avec Furo. A la sortie, le gardien Roth n’hésitait pas à dire sa préférence. Le duo Karembeu/Furo lui apporte cette sûreté qu’il n’avait pas trouvée, en début de championnat, avec le tandem Alicarte/Portillo. Si la concurrence existe en défense, elle est encore plus prononcée en attaque et plus particulièrement au poste d’avant-centre. Seule satisfaction du match retour contre les Hongrois, Hassli prend le pas sur ses deux principaux rivaux, Moldovan et Kader. Directement mis en cause par Schällibaum au moment de son limogeage, le Roumain traverse la même période de doute et de difficulté que son ex-partenaire nantais, Ziani. Quant au Togolais, il est en quelque sorte victime de l’orientation plus offensive donnée à l’équipe. A l’aise lorsqu’il balayait seul le front de l’attaque, Kader apparaît aujourd’hui bien emprunté. Et il a eu le tort de rater l’immanquable contre Ujpest.

jd

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