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A deux ans dintervalle,
léchec en Coupe de lUEFA laisse le
même sentiment de frustration. Aussi bien en 2002
face aux Polonais dAmica Wronki quen 2004
devant les Hongrois de Ujpest, le FC Servette a été
éliminé par un adversaire qui semblait à
sa portée. Cette fois, laventure européenne
aura même été de plus courte durée
puisquelle na pas dépassé le
stade des préliminaires. Lors de lédition
2002/03, les « grenat » avaient pris aisément
le meilleur sur les Arméniens de Spartak Erevan
au deuxième tour des barrages. Les protégés
de Roberto Morinini sétaient imposés
2-0 à lextérieur (un doublé
de Kader !) avant de lemporter 3-0 à Genève.
Donnés favoris contre Amica Wronki, au premier
tour principal, Frei et ses partenaires avaient mené
2-0 aux Charmilles avant dencaisser trois buts dans
le dernière demi-heure ! Au match retour, leur
victoire sur la marque de 2-1 navait pas suffi mais
du moins, ils avaient sauvé la face. Lautre
soir au stade de la Praille, les Servettiens ont concédé
une nouvelle défaite avec le même écart
de buts (3-1 et 2-0) contre les modestes footballeurs
de Budapest. Il ny a pas de grands noms dans cette
équipe et elle est composée uniquement de
joueurs nationaux. Le florint nest pas une monnaie
suffisamment compétitive pour attirer les mercenaires
du ballon rond.
Ceux qui composent lessentiel de leffectif
du FC Servette 2004/05 peinent à convaincre. A
lheure où Obradovic est à la recherche
dun employeur, le rendement fort moyen de Ziani
avive les regrets de tous ceux qui appréciaient
labattage du Serbe. Craintif, incapable de la moindre
accélération dans le jeu, lex-Nantais
a fait pâle figure contre les Magyars, à
Genève, dans un match quil aurait dû
marquer de son empreinte. A 32 ans et demi, ce gabarit
de poche (1m.68/66 kg.) ne possède plus cette vivacité
daction qui lui avait valu un engagement flatteur
à Deportivo La Corogne. |
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A sa décharge,
force est de reconnaître quil névolue
pas dans un contexte favorable. Malgré une débauche
dénergie fort louable, Diogo nest pas
à son aise dans le rôle de demi axial. A
ses côtés, le Brésilien Leonardo,
venu de la D2 française, fait montre dune
désinvolture fort irritante. Sa nonchalance contraste
avec lengagement physique dun Karembeu. Déjà
applaudi pour sa combativité lors de sa première
apparition au Stade de Genève (victoire 2-1 contre
le FC Zurich), le champion du monde a définitivement
gagné le cur des supporters.
Contre Ujpest, le Néo-Calédonien formait
une paire de stoppeurs musclée avec Furo. A la
sortie, le gardien Roth nhésitait pas à
dire sa préférence. Le duo Karembeu/Furo
lui apporte cette sûreté quil navait
pas trouvée, en début de championnat, avec
le tandem Alicarte/Portillo. Si la concurrence existe
en défense, elle est encore plus prononcée
en attaque et plus particulièrement au poste davant-centre.
Seule satisfaction du match retour contre les Hongrois,
Hassli prend le pas sur ses deux principaux rivaux, Moldovan
et Kader. Directement mis en cause par Schällibaum
au moment de son limogeage, le Roumain traverse la même
période de doute et de difficulté que son
ex-partenaire nantais, Ziani. Quant au Togolais, il est
en quelque sorte victime de lorientation plus offensive
donnée à léquipe. A laise
lorsquil balayait seul le front de lattaque,
Kader apparaît aujourdhui bien emprunté.
Et il a eu le tort de rater limmanquable contre
Ujpest.
jd |