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LA CHRONIQUE de Jacques Ducret
10 octobre 2004
Rendez-vous au Stade de France

Une qualification de la Suisse pour la Coupe du Monde 2006 passe nécessairement par un exploit au Stade de France, le 26 mars 2005. La formation de Köbi Kuhn a brûlé son dernier joker à Tel Aviv. Venant après celui concédé à Bâle face à l’Irlande, le match nul enregistré au stade Ramat Gan (2-2) plaçait les Helvètes en fâcheuse posture au soir du troisième tour du groupe 4. Constat paradoxal certes puisqu’ils conservaient la première place. Mais la double menace franco-irlandaise se précisait.

L’Eire apparaît désormais comme la mieux placée. Elle a réussi une excellente opération à Saint Denis face aux « Tricolores ». Au Park Saint-Jacques déjà, en septembre, elle avait dévoilé ses ambitions en faisant jeu égal avec la Suisse (1-1). Certes, elle avait bénéficié d’une certaine réussite. A Paris, sa démonstration a été plus convaincante encore. Sans le brio de Barthez, les trois points seraient tombés dans l’escarcelle de Roy Keane et de ses camarades.

Les Français possèdent un tel potentiel qu’il est difficile de ne pas croire à leurs chances de redressement. En revanche, les Suisses ne disposent pas d’un réservoir de joueurs suffisants pour prétendre passer sans encombre les embûches de ce véritable parcours du combattant. Certes, ils développent un jeu plus attrayant, plus porté vers l’offensive que celui de leurs rivaux mais leur équilibre est instable. Il suffit que les frères Yakin ne soient pas à leur niveau pour que toute l’organisation soit en péril. Il y a deux ans, Murat et Hakan avaient été les grands artisans de la qualification pour l’Euro 2004. Ils avaient permis à Kuhn d’imposer un dispositif tactique audacieux. Aujourd’hui, ce même schéma (4-3-1-2) apparaît vulnérable. Trop souvent handicapé par des ennuis musculaires, Murat le défenseur a perdu de sa mobilité. Ainsi il a beaucoup souffert face à l’explosif Benayoun, le mercenaire de Santander. Son frère Hakan ne parvint pas à masquer son manque de compétition à Tel Aviv. Dans son rôle de « rifinitore », il ne procura pas à Frei et à Vonlanthen les balles de but espérées.
Dans cinq mois, le sélectionneur sera-t-il contraint d’innover afin de pallier la défection du duo fraternel ? La question mérite d’être posée. Kuhn n’a pas fini de s’interroger. Son premier souci sera d’assurer ses arrières. Or la solution de rechange qu’il croyait détenir n’offre plus des garanties satisfaisantes. Ignoré par le nouvel entraîneur de Liverpool FC, Henchoz est au chômage forcé. Lui aussi, comme Murat Yakin, accuse à 30 ans une certaine usure. Tous deux ont abordé la haute compétition très jeune. Ils en paient le prix aujourd’hui. Le coach national, qui dirigea longtemps les M21, serait heureux d’insuffler du sang neuf. Philippe Senderos présente le profil idéal. Malheureusement, l’ex-Servettien sort d’une année de complète inactivité. Il a repris la compétition en août avec la formation réserve d’Arsenal. « Pas question de l’introduire en équipe première avant trois mois ! » avait déclaré Arsène Wenger. Cette période d’attente arrive à son terme. Le Genevois devrait fêter prochainement ses débuts en « Premier League ».

Le plus apte à suppléer Hakan Yakin au poste de numéro 10 est sans conteste Chiumento, l’Italo-Suisse de Sienne. Mais il balance toujours entre ses deux patries au grand dam de Köbe Kuhn.

jd

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