 |
En lespace dune semaine, soit du 31 mai
au 7 juin, le public genevois aura le privilège
de vivre sa « mini » Coupe du Monde avec
lorganisation au Stade de Genève de trois
matches internationaux. Ce réveil en fanfare
de lenceinte de La Praille est réjouissant.
Il rend justice à tous ceux qui se sont battus
afin que le football de haut niveau ait droit de cité
entre Rhône et Arve.
Léquipe de Suisse ouvrira les feux en
recevant lItalie le dimanche 31 mai (20h.45).
Cette rencontre aura valeur de rappel. Le 30 avril 2003,
la venue de la « Squadra Azzurra » à
La Praille avait coïncidé avec linauguration
officielle du stade. Des invités de choix,
mêlés aux 30 000 spectateurs, avaient suivi
une rencontre fort plaisante qui sétait
terminée sur un succès des visiteurs (2
:1). Plus que la recherche dune revanche,
cest le souci de préparer au mieux la Coupe
du Monde qui prédominera chez les Helvètes.
Il y a deux ans, lItalie avait aligné une
équipe expérimentale. Le temps des
essais est terminé. A une douzaine de jours de
son premier match de la CM (à Hanovre contre
le Ghana), la formation transalpine cherchera surtout
à peaufiner ses automatismes face à un
adversaire lui aussi à la recherche de son équilibre
collectif.
Le dimanche 4 juin (18h.00), cest avant tout
le brio des individualités brésiliennes
qui captivera lintérêt du public.
Face à La Nouvelle Zélande, qui nest
pas de la fête en Allemagne, Ronaldinho et ses
partenaires feront le spectacle. Grandissime favori
du tournoi mondial 2006, les Brésiliens entendent
bien défendre victorieusement le titre remporté
en 2002 au Japon. Le coach Carlos Albereto Perreira
a lembarras du choix. Les 23 joueurs retenus ont
tous létoffe de titulaires.
|
 |
Son principal souci est de mettre en place une organisation
de jeu qui ne brime pas la créativité
de ses stars et plus particulièrement son «
carré magique » : Ronaldo, Ronaldinho,
Adriano, Kaka. La concurrence est impitoyable. Elu meilleur
joueur du championnat de France, le Lyonnais Juliano
lapprend à ses dépens. Le
choix de La Nouvelle Zélande comme « sparring
partner » ne doit rien au hasard. Le 18 juin à
Münich, dans le cadre du groupe F, le Brésil
aura lAustralie pour adversaire. Les Néo-Zélandais,
autres footballeurs des Antipodes, présentent
des caractéristiques proches de celles de leur
grand voisin.
Espagnols et Croates ne manqueront pas de soutien sur
les gradins de La Praille le mercredi 7 juin (coup denvoi
à 21h.00). Ces deux nations entendent tenir un
rôle en vue en Allemagne. A la CM 1998 en France,
la Croatie avait fait trembler les « tricolores
» en demi-finale, après avoir éliminé
sèchement lAllemagne (3 :0) au tour précédent.
Les Prosinecki, Boban et autre Suker ont-ils trouvé
de dignes successeurs ? Ceux qui assistèrent
le 1er mars dernier à la surprenante victoire
des Croates contre lArgentine (3 :2) ici même
à La Praille, répondront par laffirmative.
La relève est également une réalité
en Espagne, léclosion de Fabregas (18 ans)
le prouve avec éclat. Un second sociétaire
dArsenal, Reyes, a été retenu par
Luis Aragones. Les deux partenaires de Senderos chez
les « Gunners » feront bon ménage
avec les Barcelonais Puyol, Xavi et Inesta. Le
Madrilène Raul est la figure de proue de cette
sélection ibérique.
jd
|