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LA CHRONIQUE de Jacques Ducret
31 mai 2006
Suisse – Italie 1 :1 (1 :1) : la liesse populaire

Trois ans après avoir obtenu une heureuse victoire (2 :1) lors de l’inauguration officielle du Stade de Genève, l’Italie a dû cette fois partager l’enjeu avec la Suisse (1 :1). A moins de dix jours de l’ouverture de la Coupe du Monde, les deux formations ont peaufiné leurs automatismes, procédés à d’ultimes réglages.  Brillante, conquérante en première période, l’équipe helvétique traversa quelques moments difficiles au cours d’une seconde mi-temps que l’on qualifiera de musclée.

L’épreuve de force que tenta d’imposer alors la « Squadra Azzurra » ne déstabilisa pas les « gros bras » d’une charnière centrale cent pour cent genevoise avec Senderos et Djourou. A l’applaudimètre, l’ex-Servettien et l’ex-Carougeois furent les grands vainqueurs de la soirée. La liesse populaire répondit à l’attente des organisateurs. Trente mille spectateurs se pressaient sur les gradins. Contrairement aux craintes de certains esprits chagrins, les « tifosi » ne transformèrent pas en enclave italienne l’enceinte de La Praille. Les supporters helvétiques, qui agitaient leur drapeau à croix blanche, étaient largement plus nombreux.

Toujours aussi habile à exploiter la moindre faille de ses adversaires, l’Italie prenait l’avantage dès la 11e minute. Une mésentente entre Degen et Barnetta avait permis à Grosso de s’engouffrer dans l’espace vide et d’offrir à Gilardino la possibilité de battre facilement Zuberbühler. Nullement désarçonné, les Suisse trouvaient la récompense de leurs efforts sur une superbe frappe de Gygax (32e).  Une façon pour le Lillois de se rappeler au souvenir de son entraîneur Claude Puel, qui lui marchande sa confiance.

Les changements apportés dans les deux camps en seconde période altéraient l’intérêt de la rencontre. Le jeu devenait plus heurté et Coltorti, qui avait relayé Zuberbühler, était plus sollicité que son vis-à-vis Buffon.

L’introduction de Hakan Yakin à la 61e minute suscitait un frémissement sur les gradins. Mais elle n’avait pas d’incidence directe sur le cours de la partie. Le sociétaire des Young Boys chercha ses marques sans jamais les trouver vraiment. Il partagea dans une certaine mesure les difficultés de Totti. Le numéro dix de la « Squadra Azzurra », qui relève de blessure, n’exerça pas le rayonnement attendu. L’introduction en seconde mi-temps de Toni et De Rossi donna plus de force de percussion au jeu du « onze » de Lippi. Le rendement collectif s’en trouva bonifié.

En revanche, les modifications apportées à la pause dans le camp helvétique affaiblirent son action. Ni Margairaz ni Spycher ne firent oublier les sorties de Cabanas et de Magnin. Pour Köbi Kuhn, l’enseignement majeur de ce test tient dans la prestation de Johan Djourou. Appelé à remplacer Müller, blessé, le jeune sociétaire d’Arsenal confirma pleinement l’impression prometteuse qu’il avait laissée lors de sa première apparition soit à Glasgow le 1er mars dernier. Introduit à la 46e minute, il avait apporté sa contribution à la victoire suisse sur l’Ecosse (3-1). Titulaire face à l’Italie, il réussit un sans faute aux côtés de son pote Senderos.  Il s’appuya aussi bien sur sa puissance physique que sur son habileté féline pour contrecarrer les entreprises adverses. Sa fulgurante éclosion va-t-elle remettre en question la position de Patrick Müller ? L’autre grande satisfaction dans le clan helvétique fut la montée en puissance de Vogel. Après un match en demi-teinte contre la Côte d’Ivoire, le capitaine de la sélection avait retrouvé tout son abattage toute son autorité. Engagé dans un duel de prestige avec ses coéquipiers milanais Gattuso et Pirlo, il a certainement marqué des points aux yeux de Carlo Ancelotti, son entraîneur à l’AC Milan.

jd


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