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Trois ans après avoir obtenu une heureuse victoire
(2 :1) lors de linauguration officielle du Stade
de Genève, lItalie a dû cette fois
partager lenjeu avec la Suisse (1 :1). A moins
de dix jours de louverture de la Coupe du Monde,
les deux formations ont peaufiné leurs automatismes,
procédés à dultimes réglages.
Brillante, conquérante en première période,
léquipe helvétique traversa quelques
moments difficiles au cours dune seconde mi-temps
que lon qualifiera de musclée.
Lépreuve de force que tenta dimposer
alors la « Squadra Azzurra » ne déstabilisa
pas les « gros bras » dune charnière
centrale cent pour cent genevoise avec Senderos et Djourou.
A lapplaudimètre, lex-Servettien
et lex-Carougeois furent les grands vainqueurs
de la soirée. La liesse populaire répondit
à lattente des organisateurs. Trente mille
spectateurs se pressaient sur les gradins. Contrairement
aux craintes de certains esprits chagrins, les «
tifosi » ne transformèrent pas en enclave
italienne lenceinte de La Praille. Les supporters
helvétiques, qui agitaient leur drapeau à
croix blanche, étaient largement plus nombreux.
Toujours aussi habile à exploiter la moindre
faille de ses adversaires, lItalie prenait lavantage
dès la 11e minute. Une mésentente entre
Degen et Barnetta avait permis à Grosso de sengouffrer
dans lespace vide et doffrir à Gilardino
la possibilité de battre facilement Zuberbühler.
Nullement désarçonné, les Suisse
trouvaient la récompense de leurs efforts sur
une superbe frappe de Gygax (32e). Une façon
pour le Lillois de se rappeler au souvenir de son entraîneur
Claude Puel, qui lui marchande sa confiance.
Les changements apportés dans les deux camps
en seconde période altéraient lintérêt
de la rencontre. Le jeu devenait plus heurté
et Coltorti, qui avait relayé Zuberbühler,
était plus sollicité que son vis-à-vis
Buffon.
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Lintroduction de Hakan Yakin à la 61e
minute suscitait un frémissement sur les gradins.
Mais elle navait pas dincidence directe
sur le cours de la partie. Le sociétaire des
Young Boys chercha ses marques sans jamais les trouver
vraiment. Il partagea dans une certaine mesure les difficultés
de Totti. Le numéro dix de la « Squadra
Azzurra », qui relève de blessure, nexerça
pas le rayonnement attendu. Lintroduction en seconde
mi-temps de Toni et De Rossi donna plus de force de
percussion au jeu du « onze » de Lippi.
Le rendement collectif sen trouva bonifié.
En revanche, les modifications apportées à
la pause dans le camp helvétique affaiblirent
son action. Ni Margairaz ni Spycher ne firent oublier
les sorties de Cabanas et de Magnin. Pour Köbi
Kuhn, lenseignement majeur de ce test tient dans
la prestation de Johan Djourou. Appelé à
remplacer Müller, blessé, le jeune sociétaire
dArsenal confirma pleinement limpression
prometteuse quil avait laissée lors de
sa première apparition soit à Glasgow
le 1er mars dernier. Introduit à la 46e minute,
il avait apporté sa contribution à la
victoire suisse sur lEcosse (3-1). Titulaire face
à lItalie, il réussit un sans faute
aux côtés de son pote Senderos. Il
sappuya aussi bien sur sa puissance physique que
sur son habileté féline pour contrecarrer
les entreprises adverses. Sa fulgurante éclosion
va-t-elle remettre en question la position de Patrick
Müller ? Lautre grande satisfaction dans
le clan helvétique fut la montée en puissance
de Vogel. Après un match en demi-teinte contre
la Côte dIvoire, le capitaine de la sélection
avait retrouvé tout son abattage toute son autorité.
Engagé dans un duel de prestige avec ses coéquipiers
milanais Gattuso et Pirlo, il a certainement marqué
des points aux yeux de Carlo Ancelotti, son entraîneur
à lAC Milan.
jd
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