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En lespace de quatre jours, le Stade de Genève
a réuni 60 000 spectateurs. A lexemple
de Suisse Italie (1 :1), le match Brésil
Nouvelle Zélande (4 :0) sest déroulé
à guichets fermés. Cet engouement populaire
est la meilleure réponse que lon puisse
apporter aux esprits chagrins qui nont cesse de
remettre en question la viabilité de lenceinte
de La Praille. Celle-ci a donc eu lhonneur daccueillir
le plus grand footballeur de la planète, Ronaldinho.
A limage de ses partenaires de la « Seleçao
», la star du FC Barcelone connut une mise en
train laborieuse face à des Néo-Zélandais
bien décidés à défendre
chèrement leur peau.
Pour le coach Carlos Alberto Pereira, ce match amical
a parfaitement répondu à son entente.
Il aura rappelé à ses illustres protégés
que leur confrontation avec lAustralie dans le
cadre du groupe F, le dimanche 18 juin à Münich,
ne sera pas une simple promenade de santé. Entre
les deux sélections dOcéanie, la
similitude est frappante : même philosophie de
jeu, même atouts athlétiques. Dailleurs,
la grande majorité des internationaux des «
Kiwis » dispute le championnat professionnel australien.
Le coach national Ricki Herbert est très influencé
par lécole britannique. Joueur, il porta
dans les années quatre-vingt les couleurs de
Wolverhampton Wanderers. A Genève, son équipe
aurait probablement donné une réplique
plus consistante encore si elle navait pas perdu
prématurément (25e minute) son capitaine,
Danny Hay, sur blessure. Ce stoppeur de belle taille
est le patron de la défense. Sa sortie coïncida
avec un certain flottement dans les lignes arrière.
Sans le brio du gardien Glen Moss, le Brésil
aurait ouvert le score plus tôt. Elu meilleur
joueur de son team, le portier néo-zélandais
est à la recherche dun club. Le contrat
qui le liait aux Knights dAuckland na pas
été renouvelé. En multipliant les
parades salvatrices, Glen Moss (23 ans), face à
Ronaldo et les autres, a réussi une belle opération
promotionnelle.
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A lexemple de la Suisse la veille à Zürich
contre la Chine, le Brésil entama la partie sur
un rythme de sénateurs. Eprouvés par des
séances dentraînement poussées,
les Brésiliens avaient les jambes lourdes. Mais
la patience dun public tout acquis à leur
cause trouva sa récompense. Buts de Ronaldo
(45e) et dAdriano (51e). La rencontre se termina
même par un véritable feu dartifice
avec deux buts inscrits dans les ultimes minutes. A
la 86e minute, Kaka fit valoir son extraordinaire pouvoir
daccélération sur le 3 :0. Dans
le temps supplémentaire, Juninho, réserviste
de luxe, clôtura la marque pour le plus grand
plaisir de ses admirateurs lyonnais.
De lavis de tous les experts, le Brésil
possède toutes les armes voulues pour défendre
la couronne mondiale conquise en 2002 au Japon. Au-delà
de sa maîtrise technique, il affiche un panache
rare. Ses audaces tactiques tranchent avec les options
souvent frileuses de ses principaux adversaires. Il
est le seul à recourir à un dispositif
en 2-3-2-3 qui fait la part belle à loffensive.
Les latéraux Cafu et Roberto Carlos évoluent
à la hauteur du demi défensif Emerson.
Ils occupent une position plus avancée que les
stoppeurs Lucio et Juan. Sur les côtés,
Kaka et Zé Roberto sont les premiers soutiens
du trio Ronaldo, Adriano, Ronaldinho. Cette priorité
donnée au football dattaque explique lincroyable
capital de sympathie dont bénéficient
ses virtuoses de la balle.
jd
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