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LA CHRONIQUE de Jacques Ducret
5 juin 2006
Vive le Brésil !

En l’espace de quatre jours, le Stade de Genève a réuni 60 000 spectateurs. A l’exemple de Suisse – Italie (1 :1), le match Brésil – Nouvelle Zélande (4 :0) s’est déroulé à guichets fermés. Cet engouement populaire est la meilleure réponse que l’on puisse apporter aux esprits chagrins qui n’ont cesse de remettre en question la viabilité de l’enceinte de La Praille. Celle-ci a donc eu l’honneur d’accueillir le plus grand footballeur de la planète, Ronaldinho. A l’image de ses partenaires de la « Seleçao », la star du FC Barcelone connut une mise en train laborieuse face à des Néo-Zélandais bien décidés à défendre chèrement leur peau.

Pour le coach Carlos Alberto Pereira, ce match amical a parfaitement répondu à son entente. Il aura rappelé à ses illustres protégés que leur confrontation avec l’Australie dans le cadre du groupe F, le dimanche 18 juin à Münich, ne sera pas une simple promenade de santé. Entre les deux sélections d’Océanie, la similitude est frappante : même philosophie de jeu, même atouts athlétiques. D’ailleurs, la grande majorité des internationaux des « Kiwis » dispute le championnat professionnel australien. Le coach national Ricki Herbert est très influencé par l’école britannique. Joueur, il porta dans les années quatre-vingt les couleurs de Wolverhampton Wanderers. A Genève, son équipe aurait probablement donné une réplique plus consistante encore si elle n’avait pas perdu prématurément (25e minute) son capitaine, Danny Hay, sur blessure. Ce stoppeur de belle taille est le patron de la défense. Sa sortie coïncida avec un certain flottement dans les lignes arrière. Sans le brio du gardien Glen Moss, le Brésil aurait ouvert le score plus tôt. Elu meilleur joueur de son team, le portier néo-zélandais est à la recherche d’un club. Le contrat qui le liait aux Knights d’Auckland n’a pas été renouvelé. En multipliant les parades salvatrices, Glen Moss (23 ans), face à Ronaldo et les autres, a réussi une belle opération promotionnelle.

A l’exemple de la Suisse la veille à Zürich contre la Chine, le Brésil entama la partie sur un rythme de sénateurs. Eprouvés par des séances d’entraînement poussées, les Brésiliens avaient les jambes lourdes. Mais la patience d’un public tout acquis à leur cause trouva sa récompense.  Buts de Ronaldo (45e) et d’Adriano (51e). La rencontre se termina même par un véritable feu d’artifice avec deux buts inscrits dans les ultimes minutes. A la 86e minute, Kaka fit valoir son extraordinaire pouvoir d’accélération sur le 3 :0. Dans le temps supplémentaire, Juninho, réserviste de luxe, clôtura la marque pour le plus grand plaisir de ses admirateurs lyonnais.

De l’avis de tous les experts, le Brésil possède toutes les armes voulues pour défendre la couronne mondiale conquise en 2002 au Japon. Au-delà de sa maîtrise technique, il affiche un panache rare. Ses audaces tactiques tranchent avec les options souvent frileuses de ses principaux adversaires. Il est le seul à recourir à un dispositif en 2-3-2-3 qui fait la part belle à l’offensive. Les latéraux Cafu et Roberto Carlos évoluent à la hauteur du demi défensif Emerson. Ils occupent une position plus avancée que les stoppeurs Lucio et Juan. Sur les côtés, Kaka et Zé Roberto sont les premiers soutiens du trio Ronaldo, Adriano, Ronaldinho. Cette priorité donnée au football d’attaque explique l’incroyable capital de sympathie dont bénéficient ses virtuoses de la balle.

jd


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