home
complexe
les acteurs
sponsoring et publicité
accès
contact
liens

LA CHRONIQUE de Jacques Ducret
8 juin 2006
Trois matches en huit jours : un succès

Trois matches internationaux en l’espace d’une semaine dans le même stade, c’était du jamais vu ! A La Praille pourtant, le défi a été relevé avec succès. La rencontre Espagne – Croatie (2 :1) a clôturé dignement une série amorcée le mercredi 31 mai avec Suisse – Italie (1 :1) et poursuivie le dimanche 4 juin avec Brésil – Nouvelle Zélande (4:0).

Aucun incident majeur n’a été déploré. Les responsables du Stade de Genève eurent le mérite de tirer rapidement la leçon des embarras de circulation de la première soirée. Dans la perspective de l’EURO 2008, cette flexibilité de réaction est de bon augure.

Il était évident que la troisième rencontre de ce programme mammouth, contrairement aux deux premières, n’allait pas se jouer à guichets fermés. En dépit de la concurrence de la TV avec la retransmission de France-Chine, il y avait néanmoins quinze mille spectateurs. Les supporters espagnols avaient l’avantage du nombre. Ils surent se faire entendre mais avant de crier victoire, ils connurent bien des tourments.

Demi-finaliste en 1998, la Croatie a perdu ses stars (Boban, Suker, Prosinecki) mais elle demeure redoutable. Ne serait-ce déjà que par l’envergure athlétique de ses joueurs. Dans ce domaine, les Croates marquaient un net avantage sur leurs adversaires au Stade de Genève. Même s’il fut le fruit d’un autogoal de Pablo (14e minute), l’avance acquise en première période n’était pas usurpée. Alors que dans les rangs ibériques, Raul ne créait pas en attaque l’animation attendue, les coups de boutoir de l’ex-Monégasque Prso parlaient en faveur de la force de pénétration des Croates. Le tournant du match se situa peut-être à la 55e minute. Seule une parade miracle de Canizares sauvait l’Espagne d’un deuxième but. Obtenue sur un coup franc du latéral Pernia (62e),  l’égalisation, coïncidait avec l’introduction d’Iniesta.

Le Barcelonais apportait toute sa créativité dans l’entrejeu. Il facilitait l’action de Torres, lequel avait relayé Raoul à la pause. Dans les arrêts de jeu, l’avant-centre d’Atletico Madrid signait l’exploit de la partie par son but magistral. A l’interview, Luis Aragones se félicitait de la force mentale de ses protégés : « Lorsqu’on est mené à la marque contre les Croates, il est souvent difficile de renverser la situation ! ». Le plus surpris par cette défaite concédée in extremis fut sans doute Miroslav Blazevic lequel exécutait un mini tour d’honneur dans le virage occupé par les « fans » croates. L’ex-entraîneur de Neuchâtel/Xamax rappelait de façon un peu théâtrale qu’il avait été le sélectionneur national à la Coupe du Monde de 1998.

En Allemagne, la Croatie aura du mal à réussir le même parcours qu’il y a huit ans en France. Elle ne dispose plus de fortes personnalités dans l’entrejeu et sa défense manque de mobilité.  Toutefois, le métier des frères Robert et Niko Kovac est un gage de sécurité. La revue d’effectif auquel se prêta le coach Zlatko Kranjcar à Genève n’apporta pas une réponse à une question légitime : le Bâlois  Mladen Petric n’aurait-il pas eu sa place dans cet effectif ?
 
L’Espagne pourrait bien être l’adversaire de la Suisse en huitième de finale, à Hanovre, si d’aventure elle terminait au premier rang du groupe H alors que dans le même temps, les protégés de Köbi Kuhn s’assureraient la deuxième place dans le groupe G. Une telle confrontation ne manquerait pas d’attrait entre deux équipes qui misent beaucoup sur la vivacité dans les échanges.

jd


Haut

     » Chroniques précédentes


Plan du site | 2002 Copyright © Stade de Genève - Web design by Aldemos