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LA CHRONIQUE de Jacques Ducret
12 juin 2006
Promotion et question au Servette FC

C’était le vœux le plus cher du président de la Swiss Football League, Peter Stadelmann : « J’espère vivement que Servette retrouve sa place parmi nous ! » déclarait-il avant de s’envoler avec la délégation officielle de l’ASF en Allemagne. La promotion du club « grenat » en Challenge League est saluée avec sympathie dans tout le pays. Une année et demie après la mise en faillite du club, ce retour au sein de l’élite doit beaucoup à l’entregent d’un homme, le président Francesco Vinas. Sans lui, le passage dévastateur de Marc Roger n’aurait laissé qu’un champ de ruines.

La qualification acquise aux dépens de Hérisau puis d’UGS récompense également les efforts de deux techniciens, l’entraîneur Jean-Michel Aeby tout d’abord et le directeur sportif, Sébastien Fournier. Le premier a tiré le meilleur parti du contingent de joueurs réuni par le second.  Même sans l’apport de nouvelles recrues, l’effectif actuel apparaît en mesure de tenir une place honorable dans le championnat 2006/2007 de la division deux helvétique.

Faut-il recruter à tout va afin de viser la montée en Super League ? Cette question deviendra rapidement un sujet de controverse. Entre ceux qui pensent que Servette FC doit retrouver au plus vite les premiers rôles sur le plan national et ceux qui s’interrogent sur la viabilité du professionnalisme de haut niveau en Suisse, le débat est ouvert. Le président Vinas n’est pas homme à se lancer dans des investissements hasardeux. Encore moins depuis qu’il a pris la mesure du peu d’intérêt marqué par les milieux économiques de la place. Le phénomène n’est pas nouveau. En 1996, lorsque Paul Annick Weiller chercha à placer le club dans d’autres mains, il ne trouva finalement que Canal + à Paris. A Genève, personne n’avait levé le petit doigt. Tous lés repreneurs potentiels s’étaient vite rendus compte que les clubs suisses n’étaient plus concurrentiels à l’échelon international. Dix ans après, l’écart s’est encore creusé.

Les meilleurs footballeurs du pays évoluent tous l’étranger. Il n’y a aucune commune mesure entre l’ampleur du budget de l’Olympique Lyonnais (113 millions d’Euros pour la saison 2005/2006) et celui du FC Bâle (20 millions d’Euros). Après avoir encore joué dans la cour des grands en ce début du XXIe siècle, les Rhénans remisent leur rêve de grandeur. La perte du titre, intervenue à l’ultime minute du championnat contre le FC Zürich, est une mésaventure dont les conséquences sont incalculables. Le nouveau champion songe davantage à préserver son contingent actuel qu’à l’étoffer. Il craint de perdre ses meilleurs éléments à l’intersaison, à commencer par ses deux « mondialistes », Margairaz et Dzemaili.  Même l’avenir de l’entraîneur se dessine en pointillé. Lucien Favre n’a-t-il pas été récemment en contact avec le Stade Rennais ?

En attendant que la situation se décante, Servette FC peut fort bien se satisfaire d’un championnat qui lui vaudra tout même d’accueillir au Stade de Genève une demi-douzaine de clubs romands et de renouer avec ce bon vieux derby lémanique contre Lausanne-Sports. Il enregistrera  sans nul doute une progression sensible de sa moyenne de spectateurs à la Praille. Autre avantage, en Challenge League, le statut semi amateur des joueurs est préservé. Il demeure possible de concilier les études ou une occupation quelconque avec la compétition.

jd


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