home
complexe
les acteurs
sponsoring et publicité
accès
contact
liens

LA CHRONIQUE de Jacques Ducret
2 août 2006
De l’exotisme au Stade de Genève

Après avoir été le théâtre de trois matches internationaux, en l’espace d’une semaine, à la fin du printemps (Suisse – Italie, Brésil – Nouvelle Zélande et Espagne – Croatie), le Stade de Genève continue sur cette voie. Dans le cadre du tournoi quadrangulaire organisé conjointement avec Bâle,  deux rencontres au début septembre (Autriche – Costa Rica le samedi 2 et Suisse – Costa Rica le mercredi 7), sont programmées à La Praille.
 
La double présence du Costa Rica apportera une touche d’exotisme.  La formation de l’Amérique Centrale a eu son heure de gloire en juin. Opposée à l’Allemagne en match d’ouverture de la Coupe du Monde à Münich, elle avait séduit les téléspectateurs du monde entier par la qualité de son football. Certes elle s’était inclinée sur la marque de 4 :2 mais les Allemands avaient dû attendre la 87e minute (Frings) pour creuser un écart définitif. Déjà présents à la CM 2002, les « Tigos » s’étaient mis en évidence à la faveur de leur victoire sur la Chine (2 :0) et du nul (1 :1) obtenu face au futur troisième de la compétition, la Turquie. Mieux encore en 1990, le Costa Rica s’était offert le luxe de sortir la Suède et l’Ecosse avant d’échouer en huitième de finale face à la Tchécoslovaquie.  En Allemagne, les résultats n’ont pas été à la hauteur des espérances de toute une nation. Après son morceau de bravoure devant les hommes de Klinsmann, les « Tigos » perdirent pied face aux Equatoriens (0 :3). Leur baroud d’honneur contre la Pologne donna lieu à une courte défaite (1 :2) des hommes de l’entraîneur Alexandre Guimaraes. La triple déconvenue ressentie à cette CM a fragilisé la position du président de la Fédération de football, Hermes Navarro.

Un succès de prestige contre l’Autriche ou la Suisse calmerait les esprits. Pays de 4,2 millions d’habitants seulement, le Costa Rica figure pourtant au 46e rang du classement FIFA. La vedette du team est Paulo Wanchope (30 ans). Auteur d’un doublé contre l’Allemagne, il passa huit années en Angleterre (Derby County, West Ham et Manchester City) où il se forgea une réputation de buteur.

Appelée à organiser l’EURO 2008 en collaboration avec la Suisse, l’Autriche est à la recherche de son standing d’antan. Elle avait dominé le football continental entre les deux guerres. Son équipe avait été surnommée le « wunderteam » (l’équipe miracle). Aujourd’hui, l’Autriche navigue au 60e rang. Elle n’a jamais participé à une phase finale du championnat d’Europe et sa dernière apparition en Coupe du Monde remonte à 1998.  Son ultime titre de gloire est une troisième place à la CM 1954. Le coach de la sélection nationale Josef Hickersberger se heurte à une double difficulté. D’une part, trop peu de ses internationaux évoluent à l’étranger. Au contraire des Suisses, les mercenaires autrichiens ne jouissent pas d’une cote élevée à la bourse des transferts. En Angleterre, seul Paul Scharner (Wigan Athletic) s’est réellement imposé. En Allemagne, Martin Weissenberger, coéquipier de Sypcher et Huggel à Eintracht Francfort, n’est même pas un titulaire à part entière. Les remarquables débuts du nouveau buteur du FC Sion, Sanel Kuljic (4 sélections) réconfortent le coach autrichien, lequel se félicite également de la bonne intégration au Boavista Porto de l’attaquant Roland Linz (ex-Austria Vienne).

jd


Haut

     » Chroniques précédentes


Plan du site | 2002 Copyright © Stade de Genève - Web design by Aldemos