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LA CHRONIQUE de Jacques Ducret
7 septembre 2006
Pari gagné !

Pari gagné ! En dépit de la concurrence de la TV avec le match de prestige France-Italie, les supporters de l’équipe nationale helvétique ont répondu présent au stade de La Praille. Les protégés de Köbi Kuhn ont même bénéficié d’un soutien encore plus enthousiaste qu’à Bâle quatre jours auparavant. Ils ont récompensé la ferveur de leurs fans en remportant avec panache la rencontre qui les opposait aux « mondialistes » du Costa Rica. Ceux-ci furent bien heureux finalement de limiter les dégâts et de ne s’incliner que par deux buts d’écart (2:0).

Deux Genevois pures souches prirent une part prépondérante à ce succès. Une fois de plus Patrick Müller se montra impérial en défense. Son sens de l’anticipation, sa bonne lecture du jeu lui permirent de faire échec aux assauts des Costaricains. Avec l’aide de Grichting, il mit sous l’éteignoir Alvaro Saborio, le mercenaire du FC Sion qui avait réussi un doublé à Bâle contre l’Autriche (2 :2). Réduit à une inaction forcée à l’Olympique Lyonnais, en raison d’une concurrence accrue, l’ex-Servettien  a démontré, à la faveur des matches contre le Venuezuela et le Costa Rica, que son talent demeure intact. Cette remarque vaut également pour son pote Johann Vogel. Dans son rôle de « dispatcher » de plaque tournante, il assura la fluidité du jeu ainsi que la main mise exercée par les siens. Bien que lui aussi à court de compétition, il tint un rôle en vue d’un bout à l’autre de la partie. Au Bétis Séville, son nouveau club, il faut espérer que l’entraîneur Javier Irureta lui marque sa confiance.

Au cours de l’automne 2006, la Suisse disputera encore deux matches. Le premier le 11 octobre à Innsbruck contre l’Autriche qui traverse une crise sans précédent. Tenue en échec par le Costar Rica (2:2) à Genève, battue par le Venezuela à Bâle (1:0), elle a tout à redouter de cette confrontation au Tyrol.

Mais le 15 novembre au Parc St Jacques, la sélection helvétique se heurtera à un adversaire d’un tout autre calibre, le Brésil. La préférence donnée à Bâle s’explique par la contenance supérieure du stade qui peut maintenant abriter plus de 40.000 spectateurs.

Depuis son ouverture au printemps 2003, le Stade de Genève a accueilli l’équipe nationale suisse à six reprises seulement serait-on tenté d’écrire. Après un départ en fanfare avec trois matches la première année, dont deux contre des adversaires de prestige, l’Italie et la France, la suite fut moins attrayante. Entre 2004 et 2005, une seule rencontre de la « Nati » se déroula à Genève et de surcroît l’affiche n’était guère attractive. Sans enjeu, la confrontation entre la Suisse et la Slovénie, en avril 2004, n’avait attiré que 7.500 spectateurs. Les joueurs à croix blanche, qui préparaient l’EURO au Portugal, s’étaient imposés sur le score étriqué de 2:1. A La Praille, Marc Roger venait de prendre le pouvoir et avait fait main basse sur la société d’exploitation. Du coup les rapports avec le secrétariat de l’Association suisse de football à Muri étaient au point mort. En 2005, la Suisse joua à onze reprises mais huit fois à l’extérieur ! Les trois matches éliminatoires de la CM 2006 «  at home » furent attribués à Zürich (Chypre), Bâle (Israël) et Berne (France).

Pour regagner le terrain perdu auprès des instances fédérales, un gros effort de sérieux a été entrepris tant par la Fondation du Stade que par le Servette FC. Il porte aujourd’hui ses fruits.

jd


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